Sport

Pogacar sur Paris-Roubaix : « Cette course va le rendre encore plus grand », savoure Thierry Gouvenou

Le petit monde du vélo est en effervescence depuis ce mercredi matin, et l’officialisation par UAE Team Emirates de la présence de Tadej Pogacar au départ du prochain Paris-Roubaix, le 13 avril. Imaginez un peu l’événement : ce sera la première fois depuis 34 ans qu’un vainqueur sortant du Tour de France sera de la partie.

En 1991, l’Américain Greg LeMond, lauréat de la Grande Boucle l’été précédent devant Claudio Chiappucci, avait souffert et pris la 55e place dans le vélodrome de Roubaix. Le Slovène est lui attendu aux avant-postes, à la bagarre avec Mathieu van der Poel, Mads Pedersen ou Wout van Aert.

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Mais dans le fond, peu importe. Le simple fait de le voir tenter le coup est une bénédiction, et ce n’est pas Thierry Gouvenou qui dira le contraire. « En tant qu’organisateur, c’est un très très grand plaisir, jubile le directeur de Paris-Roubaix, interrogé par quelques médias dont l’AFP ce mercredi. Il va avoir un défi à la hauteur de son talent. Ce n’est pas gagné d’avance car il va rencontrer un parcours qui n’est pas fait pour lui, et je pense que c’est justement ça qui le motive, marquer l’histoire du cyclisme. »

S’il venait à l’emporter, Pogacar rejoindrait dans l’histoire deux monstres sacrés, Eddy Merckx et Bernard Hinault, les deux derniers coureurs à avoir remporté le Tour et l’Enfer du Nord durant leur carrière. Pour le Français, qui avait gagné avec le maillot de champion du monde sur le dos en 1981, le Slovène, auteur d’une démonstration sur le Tour des Flandres il y a deux ans, peut y arriver.

« Pas une question de poids mais d’agilité »

« S’il se met dans la tête qu’il peut remporter Roubaix, il le fera, a-t-il assuré au Parisien. Quand on peut gagner le Tour des Flandres, on peut gagner à Roubaix. Ce n’est pas une question de poids mais d’agilité sur les pavés. Et il la possède. »

Autre ancien vainqueur (1985 et 1991), Marc Madiot se réjouit de cette perspective. Le manager de Groupama-FDJ estime que le risque de chute, argument mis en avant par le manager du Slovène Mauro Gianetti pour expliquer ses réserves, ne doit empêcher le champion du monde en titre de tenter sa chance. « Il peut y en avoir partout, des chutes. Et quand bien même il chuterait, ce n’est pas grave, c’est son histoire, dit-il à Ouest-France. Je pense qu’il sait que ce serait une connerie de laisser passer ses belles années sans aller découvrir Paris-Roubaix. Il a besoin d’y aller, il a besoin d’aller affronter les Van der Poel et Van Aert sur leur terrain. Car il a l’orgueil. »

NOTRE DOSSIER SUR TADEJ POGACAR

Encore quelques dodos à attendre, mais la campagne des Flandriennes va donc prendre une ampleur encore plus gigantesque. « C’est un grand moment pour le cyclisme, savoure Thierry Gouvenou. Si un jour il vient à gagner cette épreuve-là, ça sera dans la difficulté. Cette course va le rendre encore plus grand. »