Papa Pieters veut frapper un grand coup!

Au contraire de Thomas Detry, Thomas Pieters est un habitué des tournois du Grand Chelem. Il a déjà participé à onze Majors (2 Masters, 2 US Open, 4 British Open et 3 PGA Championship). Sans parler de la Ryder Cup de 2016. Tout cela à 28 ans et en sept années de professionnalisme !

Cet US Open 2020, qui débute ce jeudi, dégagera pourtant un parfum différent pour le champion anversois. Ce dernier est en effet devenu, en juillet dernier, le papa d’une petite Laurence. Et, visiblement, cette nouvelle responsabilité familiale a changé l’état d’esprit du n° 1 belge. “Je le trouve très apaisé sur le plan mental et très motivé sur le plan sportif” résume son coach Jérôme Theunis.

Entre le Qatar Masters de début mars à Doha et le Celtic Classic du mois d’août au Pays de Galles, Pieters n’a disputé aucun tournoi. En raison du confinement, bien sûr. Mais aussi pour passer un maximum de temps au côté de sa compagne Stefanie. C’est l’un des rares athlètes au monde à avoir apprécié le report des Jeux de Tokyo. C’est au cœur de la quinzaine olympique qu’il est, il est vrai, devenu papa ! Ceci dit, le golf n’a jamais quitté son agenda. “Il s’est entraîné à Rinkven, au Royal Antwerp et à Bernardus, en Hollande. Il a disputé de nombreuses parties amicales et a travaillé son physique. Aujourd’hui, il a faim de compétition.”

Pour son retour sur l’European Tour, Pieters a affiché de belles dispositions, terminant notamment troisième du Celtic Classic après avoir tutoyé la tête. “C’est un joueur très talentueux qui trouve très vite ses marques. Il a l’ADN des grands. Même s’il a commis quelques erreurs au Pays de Galles, il a réussi de très nombreux birdies. Il a très bien putté. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Et puis il a eu une très belle attitude sur le parcours. Il était souriant, bien dans sa peau, heureux d’être là. J’ai l’impression qu’il a profité de ces derniers mois pour se remettre en questions. Le résultat est très positif” poursuit Theunis.

De fait, T.P. nous est apparu beaucoup plus calme et philosophe qu’à l’habitude. Même lorsqu’il a envoyé une balle dans le ravin au départ du trou n° 15 alors qu’il était en tête du Celtic Classic, il est resté maître de ses nerfs et a accepté la situation avec un flegme tout britannique ! Autrefois, il aurait sans doute affiché au grand jour sa colère et sa frustration, quitte à sacrifier un club dans l’aventure ! “J’essaie de prendre un maximum de plaisir en jouant et de savourer chaque moment. Peut-être que le fait d’être papa a adouci mon caractère” sourit-il.

Une chose est sûre : Pieters aborde cet US Open avec de l’ambition plein le swing. S’il y a une chose qui n’a pas changé, c’est bien son obsession pour la victoire. Lorsqu’il dépose une balle sur le tee n° 1 d’un tournoi, c’est toujours avec l’objectif de remporter le trophée. Peu importe qu’il s’agisse d’une épreuve amicale ou d’un Grand Chelem !

Jusqu’ici, le Major américain ne lui a guère réussi. En 2017 (Erin Hills) et 2019 (Pebble Beach), il a chaque fois manqué le cut. Cette fois, il veut vaincre le signe indien et – pourquoi pas ? – se mêler à la lutte pour la victoire.