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OM – OL : Le miracle indispensable pour que l’OM termine en boulet de canon ?

L’OM a remporté son match contre l’OL 3-2 au stade Vélodrome ce dimanche, mettant ainsi fin à une série de plus d’un mois sans victoire. Habib Beye a obtenu sa première victoire en tant qu’entraîneur de l’OM, après un nul et une défaite.


Leur dernière victoire remontait à plus d’un mois, contre Lens, au Vélodrome, le 24 janvier dernier. Après une élimination décevante en Ligue des champions, une lourde défaite 5-0 contre le PSG, un changement d’entraîneur et de direction, l’OM a enfin retrouvé le chemin du succès en Ligue 1 en battant l’OL 3-2 au stade Vélodrome ce dimanche, grâce à un doublé d’Aubameyang en fin de match.

C’était un petit miracle pour les Marseillais, qui évoluaient dans un match empreint de tension. Ils craignaient de voir l’OL s’éloigner à 8 points et de presque faire une croix sur la 3e place, toujours occupée par Lyon, mais désormais à portée de main, avec seulement deux points d’écart. Ils redoutaient aussi de perdre leur potentiel 4e place, synonyme de barrage pour accéder à la Ligue des champions, d’une importance cruciale sur le plan économique, alors que Rennes et Lille revenaient à égalité de points.

C’est donc avec une certaine anxiété que l’OM a entamé cette rencontre, ce qui a conduit à une erreur défensive, trop fréquemment observée cette saison. À la 3e minute de jeu, la défense marseillaise a inexplicablement laissé filer un ballon en plein axe, permettant à Tolisso, seul à 20 mètres, de tromper Rulli sans difficulté.

Lyon a failli doubler la mise juste avant la mi-temps, lorsque Roman Yaremchuk a perdu son face-à-face contre Rulli. Puis, au retour des vestiaires, Tolisso pensait avoir scellé le sort du match avec un deuxième but avant d’être signalé hors-jeu pour une infime position.

Une situation que Fonseca a préféré ne pas commenter, faisant allusion à sa suspension de neuf mois : « Je n’ai pas envie d’être ici », a déclaré en conférence de presse le coach de l’OL. « Parce que j’ai été sanctionné neuf mois sans pouvoir parler. Je ne veux pas parler. »

À l’opposé, Habib Beye, qui a enregistré sa première victoire en tant qu’entraîneur de l’OM après un nul et une défaite, n’a pas caché sa joie sur le bord du terrain. Plus sobrement, au micro de Ligue 1 +, il a déclaré : « On est cueillis à froid mais mes joueurs sont restés concentrés sur ce qu’ils avaient à faire. Le scénario est renversant, à l’image de ce que peut être l’OM. »

« Renversant », ce match l’a été pour les Marseillais, assurément, et positivement, après avoir trop souvent laissé échapper des points cette année en fin de rencontre. Cela pourrait même renverser leur saison, car après les fêtes, l’OM croyait encore pouvoir suivre le rythme impressionnant imposé en tête du championnat par Lens et le PSG ainsi qu’une qualification en 8e de la Ligue des champions, avant de tout perdre en un mois et demi.

Ne demeure donc plus pour les Marseillais que l’espoir, ravivé ce soir, d’accrocher une 3e place. « Cela fait du bien à la tête de suivre le rythme, de rester au contact. Mais il faut réussir à enchaîner », a résumé Igor Paixão, entré en jeu à la mi-temps et auteur de l’égalisation à 1-1 d’une superbe frappe enroulée à l’heure de jeu. C’est encore le Brésilien qui a servi Aubameyang pour le 2-2, avant de décaler Nwaneri, entrant à la 64e minute, qui a offert le but victorieux au Gabonais.

Un coaching fructueux de Beye qui valorise cette victoire. Ce « petit miracle » fait du bien aux esprits et au classement, lançant une fin de championnat avec encore 12 matchs à disputer. L’OM peut rêver de finir sur une note positive, avec un regain de réussite, peut-être ?

Une première réponse sera rapidement donnée ce mercredi, contre Toulouse en quart de finale d’une Coupe de France largement ouverte depuis l’élimination du PSG. Tout résultat autre qu’une victoire replongerait immédiatement l’OM dans ses doutes, sa crise et la situation dans laquelle il se trouvait avant cet « Olympico ». Il existe toutefois un monde où cette saison pourrait connaître un « happy end » pour les Marseillais.