OM – Liverpool : De Zerbi mécontent face à un mur sans « crocodile »
Liverpool a remporté le match 3-0 au Vélodrome ce mercredi en Ligue des champions. L’OM avait subi un coup franc aux 20 mètres qui a conduit à l’ouverture du score, permettant aux Reds de mener au vestiaire.
« Avec des « si », je coupe du bois », avait un jour déclaré Adil Rami, ancien défenseur de l’OM, qui n’appréciait visiblement pas de revenir sur les matchs après le coup de sifflet final. Néanmoins, il est légitime de se demander ce qu’il se serait passé si le mur de l’OM n’avait pas cédé lors de l’ouverture du score par Liverpool, qui s’est imposé 3-0 au Vélodrome ce mercredi en Ligue des champions.
Il restait une minute dans le temps additionnel d’une première mi-temps largement dominée par Liverpool, lorsque, suite à une faute de Balerdi, les Reds obtinrent un coup franc intéressant à 20 mètres du but de Rulli. Ce dernier avait choisi de placer un mur simple, sans joueur allongé au sol derrière.
Habile et astucieux, Szoboszlai a tiré au ras du sol juste au moment où le mur marseillais sautait. Rulli n’a pu que toucher le ballon, et les Olympiens sont ainsi rentrés au vestiaire menés au score. Ils ne s’en sont jamais remis.
Que l’on l’appelle « en boudin de porte », « rempart au sol » ou comme le dit De Zerbi « en crocodile », ce match a montré que cette technique souvent moquée a sa justification. De Zerbi a d’ailleurs exprimé son agacement en conférence de presse à propos de ce « but bête », entre autres.
« Pourquoi personne n’a protégé en bas du mur ? Personne ne l’a fait parce qu’on s’est organisé de cette façon. Le gardien de but a été écouté, il préférait qu’il n’y en ait pas. Et dans ce moment-là, s’il n’y a pas le “crocodile”, il ne faut pas sauter », a réagi l’entraîneur marseillais, visiblement déçu ce mercredi.
Cependant, il est difficile d’imaginer que la présence d’un « crocodile » ou le fait que le mur ne saute pas aurait changé l’issue du match, tant les Reds ont semblé supérieurs à un OM sans inspiration ce soir-là.
Malgré cela, avec des « si », l’OM aurait certainement à son actif une deuxième Coupe d’Europe. Et Valère Germain, qui avait manqué un face-à-face lors de la finale d’Europa League 2018 (perdue 3-0 contre l’Atlético de Madrid), ne dirait pas le contraire. Adil Rami pourrait même changer d’expression, lui qui était en défense centrale ce soir-là. Pour l’instant, les Marseillais peuvent toujours couper du bois.

