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OL : « Physiquement, ils sont morts »… Lyon ne profite pas d’un report en Ligue 1.

L’Olympique Lyonnais a connu une série de 13 victoires consécutives, suivie d’une défaite en championnat à Strasbourg (3-1) le 22 février 2026. Les joueurs Endrick et Corentin Tolisso étaient remplaçants lors du match contre le Paris FC, et ni Malick Fofana ni Ernest Nuamah ne sont en mesure de retrouver une place de titulaire à court terme.

Une série impressionnante de 13 victoires consécutives, marquant un retour sur le podium, un statut de leader en Ligue Europa et l’ambition d’un triplé Ligue 1-Coupe de France-C3 au printemps, avant de connaître une panne au moment le moins opportun. C’est ce que vivent les supporteurs de l’OL depuis la fin des vacances scolaires et une défaite en championnat à Strasbourg (3-1) le 22 février, qui constituait la première en 2026.

En quête d’un trophée depuis quatorze ans, ils commençaient alors à envisager un alignement des planètes parfait, avec un Paulo Fonseca enchaînant les performances remarquables, le recrutement inattendu d’Endrick à Noël, un Corentin Tolisso dans une forme exceptionnelle, et le retour prévu des ailiers Malick Fofana et Ernest Nuamah. Cependant, ces quatre éléments ont tous connu des revers en seulement deux semaines.

Remplaçants au coup d'envoi dimanche contre le Paris FC de Kevin Trapp, Endrick et Corentin Tolisso ne sont pas parvenus à arracher un succès essentiel en Ligue 1.
Remplaçants au coup d’envoi dimanche contre le Paris FC de Kevin Trapp, Endrick et Corentin Tolisso ne sont pas parvenus à arracher un succès essentiel en Ligue 1.  - A. Martin / AFP

Toujours pas de retour en vue pour Fofana et Nuamah

Les décisions de l’entraîneur portugais n’ont pas toujours été optimales dans ce coup d’arrêt frappant de la dynamique lyonnaise (1 point sur 9 en Ligue 1 et une élimination aux tirs au but contre Lens en quart de finale d’une Coupe de France sans le PSG ni l’OM). L’état de grâce de son attaquant brésilien semble déjà révolu, son capitaine indispensable rencontre des difficultés physiques et a dû débuter sur le banc face au Paris FC dimanche (1-1), tandis que ni Fofana (cheville), ni Nuamah (ligaments croisés) ne sont en mesure de retrouver une place de titulaire dans un avenir proche.

En plus de ces absences prolongées, l’OL ne peut plus compter sur ses deux éléments offensifs les plus réguliers et déterminants depuis le début de la saison, à savoir Pavel Sulc (13 buts et 7 passes décisives en 31 matchs) et Afonso Moreira (6 buts et 9 passes décisives en 28 apparitions), tous deux blessés aux ischios, tout comme Ruben Kluivert, qui avait récemment retrouvé de la forme, ou encore Ainsley Maitland-Niles (adducteurs).

Après avoir virtuellement compté jusqu’à 8 points d’avance sur l’OM dans la course à la Ligue des champions, avant son effondrement final au Vélodrome le 1er mars (passant de 1-2 à 3-2), Lyon se retrouve désormais 4e avec seulement 3 points d’avance sur Rennes (5e). Alors que les rencontres européennes à venir contre le Celta Vigo (6e en Liga), les 12 et 19 mars, semblent bien plus difficiles que prévu lors du tirage au sort, les supporteurs de l’OL ne trouveront pas de réconfort dans les interviews des leaders Corentin Tolisso et Moussa Niakhaté sur Ligue 1+ dimanche.

Endrick et Tolisso n’étaient pas prêts à démarrer

« Après le match de Lens, j’étais vraiment atteint physiquement, a déclaré le milieu de terrain de 31 ans, remplaçant au coup d’envoi et buteur sur penalty face au PFC. Je sentais que ça pouvait « péter » à tout moment. Je sais que j’ai un passé assez lourd de blessures et je n’aurais pas été à 100 % pour commencer ce match. Je ne veux pas tricher ou handicaper mon équipe. »

Moussa Niakhaté a souligné à ce sujet, ainsi que concernant Endrick : « Ils étaient très fatigués, il était impossible de commencer pour eux. Ce n’est pas un manque de respect envers le Paris FC, bien au contraire, mais ils ne pouvaient pas débuter car physiquement, ils étaient à bout. »

Ce constat est alarmant, alors que l’ambition d’une aventure en Ligue Europa, face à un tableau très ouvert, et d’un retour en Ligue des champions après six ans d’absence, se joue dans les semaines à venir.

Un simple « petit coup de pompe », vraiment ?

« Je ne sais pas si c’est bien de le dire et d’être trop honnête mais physiquement, ça commence à être dur, a poursuivi Moussa Niakhaté. On l’a senti dès la première mi-temps car on essayait de mettre de l’intensité dès le début du match. Et il y a eu un petit coup de pompe directement. C’était difficile de faire les efforts. »

De son côté, Paulo Fonseca tente de garder le moral : « Finalement, ce match nul est un mal pour un bien. Nous devons prendre en compte les circonstances actuelles, les solutions à notre disposition et rester positifs. C’est ainsi, nous faisons avec ce que nous avons. » L’audace du prometteur Rémi Himbert (18 ans) ne suffira sans doute pas au vu des objectifs. Une question se pose : pourquoi les dirigeants lyonnais n’ont-ils pas demandé le report du prochain match de Ligue 1 au Havre, prévu dimanche à 17h15 ?

Une stratégie identique à celle de 2025

Coincé entre les 8es de finale aller et retour contre le Celta Vigo, ce match aurait pu être repoussé ultérieurement dans le calendrier, à l’image du report de PSG-FC Nantes, accepté par les deux directions et par la LFP fin février. Cela aurait permis de disposer d’un effectif plus complet et potentiellement plus frais après la trêve internationale du 23 mars au 2 avril. Pourtant, comme l’a rapporté Tonic Radio vendredi, la direction du club ne « sollicite pas auprès de la LFP le report de son match au Havre ».

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Et cela, malgré l’allégement de son calendrier en raison de l’élimination en Coupe de France. Cette stratégie avait déjà été adoptée par le club la saison passée, en indiquant vouloir « garder le rythme en enchaînant les matchs », y compris entre les deux rencontres contre Manchester United en quart de finale de Ligue Europa. Bien que « l’entre-deux » ait été bien négocié en Ligue 1, avec une nette victoire à Auxerre (1-3), il est impossible de savoir quel impact cela a eu sur le résultat catastrophique à Old Trafford (passant de 2-4 à 5-4 après prolongation).