Nouveau record de neuf succès monégasques pour Sébastien Ogier

C’est le neuvième succès sur le Monte-Carlo du Gapençais qui établit un nouveau record et dépasse Sébastien Loeb au palmarès. Il offre par ailleurs à son nouvel équipier Vincent Landais sa toute première victoire mondiale.

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”C’est énorme, gagner le Monte-Carlo cela n’a pas de prix, s’est exclamé le Gapençais de 39 après son 56e succès mondial. C’est mon rallye, celui m’a fait rêver et donner la passion. Il faut pouvoir savourer ces moments.”

Les Toyota ont globalement dominé l’épreuve et auraient signé le triplé sans la crevaison coûtant 42 secondes à Elfyn Evans dans la 5e spéciale.

Décrochant enfin son premier podium sur cette épreuve et finissant par un scratch dans la Power Stage lui valant cinq points bonus, le champion du monde en titre Kalle Rovanpera est le premier des candidats à sa succession. Il ouvrira la route le vendredi en Suède en l’absence d’Ogier qui reste intermittent et qu’on ne reverra pas au mieux avant le Mexique.

Troisième à 44.6 secondes des vainqueurs, Thierry Neuville a fait moins bien qu’il y a trois ans, mais beaucoup mieux qu’il y a douze mois. Deuxième des prétendants au sacre, à deux points de la référence, sa campagne 2023 est bien lancée : “On n’a pas pu montrer ici tout notre potentiel en raison d’une voiture trop souple et du Monte le plus sec que j’ai connu, expliquait le Belge, un peu déçu quand même. J’ai tout donné, mais on manquait de vitesse. On a encore des choses à améliorer, notamment sur le comportement de notre Hyundai dans les portions rapides, mais on est dans le match.”

Ce n’est pas vraiment encore le cas de Ford. Transparent ce week-end avant son deuxième chrono dans l’ultime spéciale, affecté par des soucis de système hybride et de direction assistée, Ott Tanak a préservé sa cinquième place et marqué 14 unités, mais il reste pas mal de travail à M-Sport pour rendre la Puma plus compétitive et surtout plus fiable, le calvaire de Pierre-Louis Loubet et Nicolas Gilsoul s’achevant à deux spéciales du but, durit d’eau percée puis panne d’essence assez incompréhensible !

En WRC2, Nikolay Gryazin ouvre le score et offre à la nouvelle Skoda Fabia sa première victoire mondiale. Se partageant la majorité des scratches avec une crevaison, Oliver Solberg confirme que la voiture tchèque est la nouvelle référence de la catégorie où les Citroën et Hyundai n’ont pu suivre le rythme même si Yohan Rossel ne termine qu’à 4.4 en raison d’une crevaison du Russe. Ne parlons pas des Ford. Adrien Fourmaux se classe 5e et son équipier Greg Munster 9e en WRC2 à près de cinq minutes des lauréats. À moins d’une bonne évolution moteur, l’objectif podium s’annonce très compliqué pour cette saison pour le protégé de Jourdan Serderidis achevant son rallye avec le sourire à la 26e place absolue aux commandes de sa Puma WRC1.

ES17 : un 9e scratch pour Ogier avant la Power Stage

Triste spectacle encore dans cette avant-dernière spéciale où la majorité des pilotes ne donnent tout simplement pas le meilleur d’eux-mêmes et économisent encore leurs gommes pour la Power Stage. On le répète : il est grand temps de changer ce règlement pour l’étape du dimanche.

Sébastien Ogier signe le meilleur temps 3.1 devant son équipier Takamoto Katsuta et porte son avance au général sur Kalle Rovanpera à 23.5 avant la dernière spéciale. Thierry Neuville réalise le 4e chrono à 7.1. “On manage juste les pneus avant la Power Stage où on espère prendre des points supplémentaires”, confirme le Belge. Ott Tanak assure tellement qu’il ne possède plus qu’un dixième d’avance sur Katsuta avant le dernier tronçon où il espère sortir enfin de l’ombre dans laquelle l’Estonien est plongé depuis quasi le début de l’épreuve.

A noter que victimes d’un nouveau souci technique, Pierre-Louis Loubet et Nicolas Gilsoul n’ont pu se présenter au départ de cette avant-dernière spéciale et n’auront donc pas l’occasion de grappiller un ou deux points. Un week-end à oublier au plus vite pour l’équipage Ford.

En WRC2, Nikolay Gryazin, une seconde moins vite qu’Oliver Solberg, reprend quatre dixièmes à Yohan Rossel. Le Russe possède 10.1 d’avance avant la dernière spéciale. Greg Munster devance pour la première fois son équipier Adrien Fourmaux d’une grosse seconde. Mais le pilote Ford se fait doubler pour le gain de la 7e place par Bulacia.

ES16 : Rovanpera remporte la répétition de la Power Stage

Très attendu par les fans et les suiveurs, le premier passage du jour au sommet du Turini a vu le jeune champion du monde Kalle Rovanpera ajouter un meilleur temps à son actif. Il sera difficile à battre lors de la Power Stage sauf si ses rivaux ont mieux économisé ses pneus que lui. C’est ce qu’espère Thierry Neuville, troisième à 2.5 et déclarant : “A ce rythme-là, pas de problème avec le comportement de l’auto. Je me suis efforcé de ne pas glisser pour préserver mes gommes.”

Et ces soucis de système hybride ? “Tout va bien. C’est OK.”

Ce n’est pas le cas pour son équipier Dani Sordo. “Depuis hier, les ingénieurs cherchent le problème sans pouvoir y remédier. Cela me fait quasi 100 chevaux de moins.”

C’est beaucoup. Pierre-Louis Loubet a récupéré l’usage de son frein-à-main et signe le cinquième chrono. “Merci à mon ingénieur qui a trouvé la solution et m’a permis d’effectuer la manipulation nécessaire.”

Ott Tanak est resté lui par contre en mode économie. On espère que l’Estonien sera capable de signer un temps dans le Top 3 lors du second passage où Seb Ogier ne tentera certainement pas le diable pour assurer son 9e succès, le premier en Mondial de son équipier Vincent Landais.

En WRC2, Yohan Rossel ne reprend que 8 dixièmes à Nikolay Gryazin. Le retard du Français sur le Russe est désormais de 9.7.

En lutte pour la 3e place face à Pepe Lopez, le champion de Belgique français Stéphane Lefèbvre perd près de cinq minutes et chute en dehors du Top 10 au classement général où Grégoire Munster gagne donc encore une place. Le pilote Ford qui concède onze nouvelles secondes à son équipier est désormais 7e des pilotes marquant des points en WRC2 mais va avoir du mal à contrer le retour de Bulacia revenu à 5.2.

ES15 : Ogier reste le patron, soucis pour Neuville et encore Loubet

Comme de mauvaise habitude sur le WRC, les spéciales du dimanche matin sont sans grand intérêt, la majorité des pilotes passant en mode économie de pneumatiques en vue de la dernière Power Stage. C’est d’autant plus le cas sur ce Monte-Carlo avec une dernière boucle de quatre spéciales (la plus longue du rallye) et un quota limité de pneus tendres. C’est encore plus le cas pour Pierre-Louis Loubet reparti sur un rythme très lent dans l’espoir de sauver son week-end et quelques points dans l’ultime spéciale. Hélas cela risque fort de ne pouvoir être se réaliser car le Corse copiloté par Nicolas Gilsoul est désormais privé de frein-à-main ce qui l’a obligé à passer la marche arrière dans une épingle. Décidément, le manque de fiabilité des Ford Puma WRC1 reste un souci majeur.

Rien de neuf en tête de la course où l’on a assisté à un nouveau triplé Toyota, Sébastien Ogier signant son 8e scratch 2.7 devant ses deux équipiers Elfyn Evans et Kalle Rovanpera. Le Gapençais porte donc son avance à 18.7 sur le Finlandais.

Tout refonctionne bien pour Ott Tanak qui mise aussi sur la spéciale bonus pour marquer plus que les dix unités de sa 5e place actuelle. Dani Sordo devance son équipier Esapekka Lappi, mais écope provisoirement d’une pénalité de dix secondes pour départ volé ce qu’il conteste. “Le système de décompte a buggé et s’est arrêté.”

Ce que confirme d’ailleurs Ott Tanak. “Il y avait un problème avec l’horloge sur la ligne de départ.” Il semble avoir vite obtenu gain de cause puisque les dix secondes ne figurent déjà plus sur les classements et qu’il a récupéré sa septième position devant Esapekka Lappi incapable d’attaquer aussi fort que la veille sans savoir pourquoi.

Et Thierry Neuville ? Notre compatriote signe le 4e chrono à 5.1 du meilleur temps après avoir effectué un tête-à-queue dans le premier virage. Ce qui a dû user un peu des pneus qu’il souhaitait certainement garder au mieux pour la Power Stage pour laquelle il pourrait avoir gardé deux pneus tendres neufs dans le coffre. “J’ai un problème de mapping avec le système de boost hybride,” ajoute-t-il. Réalité ou coup de bluff pour tenter de surprendre tout le monde en signant le scratch dans l’ultime tronçon du Turini ? Réponse vers 13h. Mais un scratch là-bas devant Ogier, Evans et Rovanpera lui permettrait de repartir de Monaco avec le même nombre de points que le Finlandais. Tout en ne devant pas faire la trace le vendredi en Suède. Gageons que chez Hyundai on a songé à ce cas de figure…

En WRC2, Yohan Rossel (Citroën C3) signe le meilleur temps et revient à 10.5 de la Skoda de Nikolay Gryazin. Dixième chrono pour Greg Munster à dix secondes de son équipier Adrien Fourmaux, huitième.