Matchs interrompus à l’Australian Open : qu’est-ce que l’échelle de stress thermique ?

Instaurée lors de l’édition 2019, cette échelle de stress thermique doit permettre de protéger les joueurs en cas de forte chaleur, notamment.

Cet instrument de mesure prend en compte la température de l’air, la chaleur rayonnante (la puissance des rayons du soleil), l’humidité et la vitesse du vent, qui affectent les capacités physiques des joueurs. Ces facteurs sont mesurés en temps réel dans cinq endroits différents de Melbourne Park.

Différents niveaux, au nombre de cinq, existent. Avec des recommandations spécifiques pour chaque palier :

1 – Conditions de jeu tempérées

2 – Augmenter l’hydratation

3 – Appliquer des stratégies de refroidissement

4 – Pauses prolongées

5 – Suspension du jeu

Concrètement, lorsque l’échelon 4 est atteint, l’arbitre autorise aux joueurs de prendre une pause après le troisième set (ou le deuxième pour les dames). Cela n’a visiblement pas été le cas pour Zizou Bergs, comme l’indiquait son papa sur Twitter. Dans la foulée du match perdu par le Limbourgeois de 23 ans, le cinquième échelon a même été atteint. Pendant près de trois heures, les rencontres ont été interrompues. Le jeu s’est déroulé uniquement sur les trois stades principaux (Rod Laver, Margaret Court et John Cain) qui possèdent un toit rétractable.

Ce n’est évidemment pas la première fois que des rencontres sont interrompues en raison des conditions météorologiques éprouvantes. Disputé au beau milieu de l’été en Australie, le premier tournoi du Grand Chelem de la saison est régulièrement confronté à des températures extrêmes. Lors de l’édition 2014, particulièrement touchée par la canicule, Andy Murray avait mis en cause les organisateurs du tournoi. “Tout le monde tombe dans les pommes, les ramasseurs de balles s’effondrent, les gens dans le public, et même les joueurs”, avait déclaré l’Écossais à l’époque.

Mise en place dès 1998 à l’Australian Open, la “politique de chaleur extrême” n’a eu de cesse d’être renforcée.