Ligue des champions : Un an après son sacre, le PSG peut-il reconquérir l’Angleterre ?
Le Paris Saint-Germain affrontera Chelsea en 8es de finale de la Ligue des champions. Luis Enrique a déclaré : « On ne peut pas parler de revanche, ça sera totalement différent. »

Eurostar 2, un retour en perspective ? Le tirage au sort de la Ligue des champions a une nouvelle fois dirigé le Paris Saint-Germain vers l’Angleterre, avec Chelsea comme premier adversaire en 8es de finale. Naturellement, l’issue de cette double confrontation sera primordiale, d’autant plus que Chelsea a été le bourreau des Parisiens lors de la finale de la Coupe du monde des clubs. Les Blues refusent toutefois de considérer ce match comme une référence. « Avec un match aller-retour, ça sera différent, » a déclaré le directeur des opérations football de Chelsea sur Canal+. « On ne peut pas parler de revanche, ça sera totalement différent. »
Cette analyse est partagée par Luis Enrique, qui s’est exprimé depuis le centre d’entraînement de Poissy : « Ce sera fascinant de jouer contre une des meilleures équipes anglaises, que nous connaissons bien. Aucun sentiment de revanche, ce sont des compétitions différentes. »
Le parcours potentiel : Chelsea, Liverpool, City et Arsenal
Si le PSG, qui a du mal à trouver son rythme depuis plusieurs mois, parvient à surmonter l’obstacle londonien, il pourrait se retrouver à nouveau au Royaume-Uni, comme l’année précédente – le triptyque Liverpool, Aston Villa, Arsenal leur avait plutôt bien réussi. En effet, après Chelsea, un quart de finale hypothétique contre Liverpool pourrait les attendre, suivi d’une demi-finale encore plus incertaine contre Manchester City, et, pour couronner le tout, une finale contre Arsenal. Ce serait une tournée idéale pour célébrer les 960 ans du couronnement de Guillaume le Conquérant.
Cette perspective pourrait renforcer Luis Enrique dans l’idée d’un complot orchestré par les instances européennes du football contre le Paris Saint-Germain, qui subit des tirages au sort peu favorables depuis deux saisons. « Si une équipe a eu le pire groupe (de phase de ligue), c’est nous. Si une équipe est prête pour le prochain tour, c’est nous, » a martelé l’Asturien après la qualification contre Monaco, mercredi soir.
S’il y a une équipe prête à se frotter à des clubs anglais, c’est bien le PSG. En revanche, les chances de victoire restent incertaines. Cette saison, Paris a déjà affronté Tottenham (deux fois) et Newcastle, pour un seul succès en temps réglementaire – face aux Spurs (5-3), lors de ce qui pourrait être considéré comme leur dernière soirée européenne mémorable à ce jour.
Depuis, les signaux envoyés par les champions d’Europe en titre ne sont pas très encourageants : on note une baisse de régime de certains cadres (Vitinha, Pacho, Mendes), ainsi que des blessures (Dembélé, Ruiz) et des résultats irréguliers. Avec 103 matchs disputés depuis le début de la saison 2024-2025 et sans réelle préparation physique entre les deux saisons ni un mercato à la hauteur, une baisse de forme était inévitable, comme l’a souligné Enrique ce vendredi.
« Il était impossible d’avoir tous les joueurs prêts cette saison. L’année dernière a été très intense et nous en payons le prix. Seulement trois semaines de vacances, ce ne sont pas des machines. La dernière saison a influencé celle-ci. Il faut s’adapter. Nous n’avons joué aucune fois avec les 10 titulaires de la Ligue des champions. Cela montre qu’il est impossible de tout planifier. »
« Les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous »
La désillusion post-jours heureux s’est installée, et on ne sait pas si elle quittera les Parisiens avant la saison suivante. Luis Enrique gère ses effectifs comme il peut, en espérant que leurs forces se rechargent suffisamment avant la double confrontation avec Chelsea. Le nouvel arrivant Dro Fernandez permet de faire tourner l’équipe au milieu, en l’absence de Fabián Ruiz, un point positif. Est-ce suffisant ? Pas vraiment.
L’année dernière, les Parisiens ont écarté les clubs anglais de leur chemin en affichant une intensité remarquable dans leurs offensives et leur contre-pressing, des paramètres désormais intermittents, comme l’a encore montré la rencontre face à Monaco. Reconquérir l’Angleterre avec des jambes lourdes, face à la puissance physique des clubs britanniques, semble être une entreprise des plus délicates.
Maître dans l’art du bluff et du camouflage, le coach du PSG compense les manques en occupant le terrain psychologique, comme à son habitude, avec des déclarations à la fois intimidantes et optimistes. « Nous sommes habitués, les champions, c’est nous dans cette compétition. Les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous. » Cela fait des mois que l’Espagnol reprend un discours similaire. Les 10 et 17 mars, il sera temps d’examiner la réalité et de voir ce que le PSG a réellement dans le ventre. L’attente est grande.

