Les « violences physiques et psychologiques » courantes dans la gymnastique britannique

Dans un rapport de plus de 300 pages, l’avocate Anne Whyte a dénoncé des violences « systémiques », s’appuyant sur 400 témoignages dont la moitié évoquent des formes de violences, et 9% des violences à caractère sexuel.

Un des récits explique qu’un entraîneur s’était assis sur un enfant de 7 ans, alors qu’une autre personne interrogée raconte a cru que sa jambe allait casser tant on forçait pour lui faire travailler le grand écart.

Un autre témoin se souvient qu’on lui a fait porter un bonnet d’âne en l’accusant devant ses camarades de pleurnicher constamment. Des parents ont également évoqué comment, après s’être plaint que leur fils était quotidiennement traité de « pédale » par son entraîneur.

Whyte dénonce une culture du résultat à tout prix qui a amené les dirigeants à de graves manquements à leurs responsabilités, notamment une forte réticence à intervenir contre des pratiques de contrôle du poids des athlètes.

L’agence gouvernementale UK Sport, l’un des bailleurs de fonds de la fédération, est aussi critiquée pour s’être servie de la gymnastique et de ses médailles comme d’une vitrine « qui importait plus que le bien-être des athlètes ».

La fédération et UK Sport ont publié des excuses, la nouvelle DG de la British Gymnastics, Sarah Powell affirmant être « désolée, envers (les gymnastes) pour ce qu’ils ont vécu, envers leur parents et tout leur entourage ».

En 2021, la fédération américaine USA Gymnastics et le Comité olympique et paralympique américain avaient accepté de verser 360 millions d’euros de dédommagement à des centaines de victimes d’abus sexuels par le médecin de l’équipe nationale, Larry Nassar.