Les clubs ont été très dépensiers en 2019: pour la 8e année de suite, le record a été battu

Les clubs de football ont dépensé, dans le monde, un montant record de 7,35 milliards de dollars (6,64 milliards d’euros) en 2019. C’est ce qu’il ressort du rapport annuel de la FIFA, l’instance mondiale du football, sur le marché mondial des transferts publié mercredi.

Dans son rapport, la FIFA souligne qu’il s’agit d’une augmentation de 5,8% par rapport à 2018 et plus double qu’en 2012, où 2,66 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) avaient été dépensés. C’est la huitième année consécutive qu’un record est battu.

Au total, 18.042 transferts ont été effectués dans le monde, impliquant 15.463 joueurs de 178 pays. Détail frappant, seuls 11,6% de l’ensemble des transferts ont requis une indemnité. Les joueurs libres, sans contrat, constituent toujours le type de recrutement le plus fréquent, 64,4%. Le reste des mouvements concerne les prêts (13,5%), prolongations de prêt (0,8%), prêts qui deviennent des transferts permanent (1,2%) et transferts de joueurs revenant d’un prêt (8,6%).

Comme toujours, l’Europe, avec ses clubs et championnats riches, se taille la part du lion avec des transferts à l’intérieur de la zone pour une valeur de 5,6 milliards de dollars (5,06 milliards d’euros), soit 76% de la valeur totale.

Les clubs anglais ont dépensé 1,518 milliard de dollars pour des joueurs entrants, devant l’Espagne (1,286 milliard de dollars), l’Italie (873 millions de dollars), l’Allemagne (686,4 millions de dollars) et la France (684,2 millions de dollars). La Belgique arrive en 8e position (182,6 millions de dollars, +22,9% par rapport à 2018). L’Angleterre est aussi en tête en ce qui concerne les ventes, avec un total de 969 millions de dollars.

En ce qui concerne les nationalités des joueurs concernés, les transferts de joueurs belges ont rapporté 500,4 millions de dollars, une augmentation de 194,9% par rapport à 2018. Ce qui vaut aux Belges de pointer en quatrième position, derrière les Brésiliens (925,0 millions de dollars), les Français (826,7 millions de dollars) et les Portugais (544,5 millions de dollars). Un résultat d’autant plus marquant que les Belges ne figurent pas dans le top-10 des nationalités les plus transférées, où les Brésiliens sont largement en tête (1.988 transferts), loin devant les Argentins (946).

Le football féminin a également connu une augmentation de 19,7% des transferts internationaux, 833 au total concernant 757 joueuses de 81 pays. Les dépenses ont augmenté de 16,3% pour atteindre 652.032 dollars.