Sport

Le vice-président du CNOSF démissionne après avoir revendu des objets des JO 2024.

Stéphane Hatot a démissionné de ses fonctions au Comité national olympique et sportif français suite aux révélations du journal L’Équipe concernant la revente d’objets de collection liés aux Jeux de Paris 2024. Le CNOSF a ouvert une enquête interne pour analyser les faits, et ses conclusions seront communiquées prochainement.


Deux jours après les informations révélées par L’Equipe, le vice-président du CNOSF a présenté sa démission. Stéphane Hatot, président de la Fédération française de force (bras de fer, force athlétique) et dirigeant de l’Association française des collectionneurs olympiques et sportifs (AFCOS), a été surpris en train de revendre sur internet des objets liés aux JO 2024 via sa société Wscollection95. Ces objets, acquis soit gratuitement soit à prix réduit, étaient revendus, sous pseudo, à des prix élevés.

Hatot a ainsi vendu des souvenirs des JO, tels que le costume de Marie-Antoinette utilisé lors de la cérémonie d’ouverture, provenant du tableau de la Liberté de la Conciergerie avec le groupe de Métal Gojira, pour 950 euros, ou encore une chaise utilisée en bord de terrain lors du tournoi de basket (999 euros). Ces révélations ont suscité un tollé au sein du CNOSF, contraignant le vice-président à quitter ses fonctions.

Une enquête interne ouverte par le CNOSF

« Le CNOSF prend acte de la démission de Stéphane Hatot de l’ensemble de ses fonctions au Comité national olympique et sportif français, suite aux révélations du journal l’Équipe sur la revente d’objets de collection issus des Jeux de Paris 2024, qui ont porté à la connaissance du CNOSF des agissements particulièrement problématiques de sa part », indique un communiqué de l’institution publié lundi après-midi.

« Cette démission ne met pas fin aux démarches engagées par le CNOSF, dont la Présidente, Amélie Oudéa-Castéra, a immédiatement saisi le comité de déontologie. Les travaux de ce comité se poursuivront afin d’analyser les faits. Ses conclusions seront connues rapidement et le CNOSF en tirera toutes les conséquences qui s’imposeront. Si des éléments susceptibles de relever d’une qualification pénale venaient à être établis, un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale sera effectué sans délai par le CNOSF. »