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Le Stade Toulousain convoqué le 26 mai pour dépassement du plafond

Le Stade toulousain est convoqué le 26 mai devant la commission de discipline pour « dépassement » du salary cap sur trois des quatre dernières saisons. Didier Lacroix a écrit une lettre à ses homologues pour les appeler à réformer le plafond salarial, l’estimant partiellement « illégal et incohérent ».


Le Stade toulousain est en situation délicate. La Ligue nationale de rugby (LNR) a annoncé ce dimanche dans un communiqué que le club toulousain sera entendu le 26 mai par la commission de discipline, notamment pour un « dépassement » du salary cap sur trois des quatre dernières saisons.

« Le salary cap manager », chargé de s’assurer du respect du plafond salarial pour les clubs de rugby de Top 14, a signalé plusieurs infractions présumées de la part du Stade Toulousain, selon la LNR. Cette dernière reproche au club rouge et noir un « dépassement du plafond du salary cap » pour trois des quatre dernières saisons, ainsi que des « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » entre 2021 et 2025.

Le club le plus titré de l’histoire du rugby français risque ainsi une amende conséquente et une interdiction de recrutement. En revanche, aucune sanction sportive, telle que des retraits de points ou une rétrogradation, n’est à envisager, celles-ci n’ayant été mises en place qu’à compter de la saison en cours.

Didier Lacroix, le président du Stade toulousain, a déjà été sanctionné d’une amende de 50 000 euros avec sursis en 2023 lors du transfert de l’ailier sud-africain Cheslin Kolbe vers Toulon. En 2025, il avait consenti, dans le cadre d’une médiation, à verser une « contribution » de 1,3 million d’euros à la LNR lors du transfert de l’arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan.

À la fin mars, Didier Lacroix a écrit à ses homologues pour demander une réforme du plafond salarial, le jugeant partiellement « illégal et incohérent ». Par ailleurs, le club a formulé une demande d’abrogation de plusieurs dispositions auprès de la Ligue, qui ne semble pas envisager de donner suite. Ce litige pourrait être porté devant le Conseil d’État.