Le président de Nice charge celui de l’OM: « Ils ont eu des propos plus que déplacés »

Le match de la honte. Ce dimanche, le monde du football a été frappé par des scènes qu’il aimerait ne plus voir exister. Le match Nice – OM a été arrêté 15 minutes avant la fin de la rencontre après un envahissement de terrain. Celui-ci est survenu après que Dimitri Payet, qui venait de recevoir une bouteille dans la nuque, ait relancé la bouteille vers les supporters adverses. La rencontre a ensuite totalement dégénéré.

Ce lundi, plusieurs éléments des deux camps se sont exprimés comme Steve Mandanda pour l’OM ou la ministre des Sports. Pour le Journal L’Equipe, Jean-Pierre Rivère a décidé de revenir sur les incidents. Après la rencontre, il avait estimé que c’était la réaction des joueurs marseillais qui avait mis le feu aux poudres. Il est revenu sur ses propos: « On est alignés sur le sujet des jets de bouteilles. Quand je viens en conférence de presse, je n’avais pas tous les éléments. Aujourd’hui, j’ai tout regardé, on a les vidéos. On assume notre responsabilité. Les jets de bouteilles sont à l’origine des débordements » a-t-il rectifié.

Si ses supporters sont responsables, les joueurs marseillais ne sont pas blancs comme neige non plus selon le dirigeant des Aiglons. « Deux joueurs, Alvaro (Gonzalez) et (Mattéo) Guendouzi viennent alors provoquer les supporters (après l’incident de la bouteille NDLR). Par des doigts d’honneur et des paroles. Il y a ensuite des supporters qui descendent de la tribune. Il n’y en a qu’un seul qui passe les panneaux publicitaires mais il est pris par Todibo, qui le remet de l’autre côté. Payet n’est pas touché. À ce moment-là, Alvaro prend un ballon et envoie un missile en tribune, alors que nos joueurs essaient de l’en dissuader. Là, en même temps, il y a deux supporters derrière la ligne de but, pas vindicatifs. À ce moment, le préparateur physique de l’OM (Pablo Fernandez) met un KO à l’un d’eux. Il le sèche. Il est encore aux urgences. Effectivement, il y a débordement après ça. »

Dans cette interview, son homologue marseillais en prend également pour son compte. Jean-Pierre Rivière estime qu’il a été « pris à partie assez violemment » par Pablo Longoria. « Ils ont eu des propos plus que déplacés », ajoute-t-il. « Quand ça prend une mauvaise tournure et qu’un président de club se tourne vers ma femme avec des gestes très, très limites… Comme seule excuse, il m’a trouvé le fait que ma femme a posé la main sur son bras pour le calmer. Là, sincèrement, ce n’est pas acceptable, et c’est effectivement parti un peu de travers. »

Actuellement, Nice a gagné son match sur tapis vert car Marseille n’est jamais revenu sur le terrain. Ce mercredi, la commission de discipline de la Ligue de Football professionnel attend le club azuréen et l’OM pour s’expliquer à propos des débordements. Avant ensuite d’ordonner des sanctions aux différents protagonistes de cette soirée noire pour le football français.