Le Covid est-il le plus grand adversaire de Pogacar? « C’est un virus mais il peut ruiner mon Tour »

Même s’il a encore augmenté son avantage de quatre secondes sur tous ses adversaires, en terminant troisième en bordure du Stade Olympique de Lausanne où était tracée la ligne d’arrivée de la 8e étape enlevée par Wout van Aert, Tadej Pogacar a des raisons de se faire du mouron.

Alors que l’ensemble du peloton sera testé ce lundi, à l’occasion de la journée de repos à Morzine, le maillot jaune a été confronté de près au coronavirus. Rattrapé par le coronavirus, un de ses équipiers, le solide rouleur Vegard Stake Laengen est un des deux coureurs à avoir dû quitter le Tour ce samedi matin, avec le Français Geoffrey Bouchard (Ag2R).

« Chez nous, dans l’équipe UAE, on teste les coureurs tous les deux jours et le staff tous les trois jours », a expliqué Pogacar. « Hier (vendredi), nous étions tous négatifs, mais pendant la nuit, Vegard s’est plaint d’un mal de gorge. On l’a testé une nouvelle fois et il était positif. »

Pour la formation du maillot jaune, contrainte plus que vraisemblablement à contrôler la course dans les prochains jours, c’est une situation difficile et inquiétante.

« En effet, c’est préoccupant », poursuivit le maillot jaune. « Il y a eu deux coureurs infectés. Malheureusement, la pandémie est là et nous ne sommes pas épargnés, on ne peut pas courir en étant malade, le risque est trop important. Vegard était fort et en condition, ça va être dur sans lui, mais c’est possible de défendre le maillot jaune à six équipiers. »

Finalement, plus que ses adversaires, Tadej Pogacar ne doit-il pas craindre surtout le coronavirus ?

« Chaque jour, des gens nous soufflent dessus en nous encourageant », remarque-t-il. « J’espère que nous resterons en sécurité. Le Covid-19 n’est pas mon pire rival, c’est un virus mais il peut juste ruiner mon Tour. Mes rivaux, ce sont les Jumbo-Visma et les Ineos. »

L’autre paramètre avec lequel Tadej Pogacar doit composer, c’est la chaleur qui commence à s’abattre sur le Tour. On le sait, il n’aime guère la canicule.

« Ce matin, il ne faisait pas trop chaud, mais dans la journée, la température a grimpé », disait-il. « C’est vrai que je n’aime pas trop et que je me sens beaucoup mieux quand il fait plus frais et même lorsqu’il pleut. Peut-être ai-je payé cette chaleur sur la fin. Le final me convenait, j’ai tenté ma chance au sprint, mais je n’étais pas le plus rapide. Je finis troisième, ce n’est déjà pas mal. »