Le coup était bien parti mais c’est le Shakhtar qui a bien fini, le Racing Genk perd son premier match du troisième tour préliminaire (1-2) (Mise à jour)

Trop perméable défensivement en championnat où il a commencé par un pauvre un sur six, Genk a tenu bon une heure durant, mardi soir, mais a été rattrapé par ses démons de Pro League dans la dernière demi-heure de ce troisième tour préliminaire aller de Ligue des champions. Malgré un match modèle en termes d’abnégation et de cohésion, le vice-champion de Belgique a craqué contre le Shakhtar, qui arrivait auréolé du statut de grand favori, fort d’un budget trois à quatre fois supérieur au sien.

Pourtant, si l’équipe de Roberto De Zerbi, le nouveau coach italien du vice-champion d’Ukraine, a dominé comme prévu, elle n’a pas fait tant mal que ça au Racing. Son souci de beau jeu, son refus de tirer de loin ou de balancer le ballon dans la « boîte » a failli lui coûter cher dans cette manche aller, où elle a parfois frôlé la suffisance tant elle était techniquement au-dessus, notamment grâce à ses dix Brésiliens alignés hier, dont sept au coup d’envoi.

Après une première période à sens unique pour les Ukrainiens, c’est un classique centre d’Ito – tête d’Onuachu – qui réveillait la Luminus Arena. C’était le deuxième tir au but limbourgeois, seulement, mais c’était le bon. On pouvait parler de leçon de réalisme à ce moment, puisque le Shakhtar terminait la première période avec 68 % de possession et sept frappes, mais sans obliger Vandervoordt à sortir le grand jeu.

Les choses changeaient en deuxième période. Onuachu était à deux doigts de réaliser le doublé, mais sa reprise retournée à bout portant était repoussée par Trubin (54e). Le Shakhtar égalisait peu après, sur penalty d’abord, à cause d’une faute de Munoz, pourtant bon jusque-là, sur Pedrinho.

Genk ne s’effondrait pas et était même de plus en plus entreprenant, bien porté par Bongonda et Ito. Mais c’était à son tour de manquer de réalisme puisque, en plus de cette occasion d’Onuachu, le Racing héritait d’une deuxième grosse opportunité mais la frappe d’Ito était repoussée par Trubin (78e). Vandevoordt, lui, n’avait pas grand-chose à faire… jusqu’à un ballon aérien mal défendu par des Genkois qui réclamaient que les Ukrainiens mettent le ballon en touche parce qu’un des leurs tardait à se relever. Ismaily n’en avait cure et glissait le ballon à Patrick, qui offrait la victoire aux siens (81e).

Il faudra donc aller gagner en Ukraine mardi prochain pour disputer les barrages de la C1. Un défi très compliqué. Pour rappel, la règle du but à l’extérieur ayant été abrogée, une victoire de Genk d’un but enverrait les deux équipes aux prolongations.