« La Belgique ne fait pas peur », « inquiétant », « médiocre »: les Diables rouges critiqués après le match nul contre la Grèce

Les Diables rouges n’ont pas convaincu les différents médias européens. Après leur match nul contre la Grèce, ils ont déçu offensivement comme défensivement.

Pour Eurosport, « Cette Belgique-là ne fait pas peur ». Le média concède que « les Belges, demi-finalistes du dernier Mondial, ne présentaient pas leur équipe-type » mais estime qu’ils « ne sont manifestement pas prêts ». « Incapables d’imprimer du rythme, les Diables rouges ont laissé la Grèce revenir par Tzavellas (66e) et se sont même fait peur en fin de match. Il va falloir que les titulaires reviennent et que le groupe monte en puissance, pour que les demi-finalistes du dernier Mondial soient performants à l’Euro. »

Le journal L’Equipe n’a pas été beaucoup plus rassurant. « Sans inspiration, la Belgique tenue en échec par la Grèce », titrent sobrement nos confrères français. Selon le journal, c’est la défense qui est pointée du doigt: « L’équipe de Martinez s’est ensuite endormie (NDLR en seconde période), et la défense à trois centraux alignée par Roberto Martinez (Alderweireld-Denayer-Boyata), malmenée du début à la fin dans la gestion de la profondeur, a fini par craquer sur coup de pied arrêté. »

Pour la Gazzetta dello sport, c’est une « Belgique décevante ». Et met le doigt sur un Lukaku frustré. « Lukaku est resté à sec. En ne jouant que la première mi-temps, en ratant une grosse occasion et en s’essoufflant. Le Nerazzurri a même été assez nerveux durant sa mi-temps. »

En Angleterre, Sky Sport estime que « la Belgique espérait envoyer un message fort avant le coup d’envoi de l’Euro, mais la Grèce s’est révélée être un adversaire coriace qui ne s’est pas soucié du statut de N.1 mondial de son hôte. »

Pour les Allemands de Kicker, la Belgique va vite devoir enclencher la deuxième. « Le numéro un mondial belge ne s’est pas vraiment couvert de gloire » commencent-t-ils. « La Belgique n’a obtenu qu’un match nul 1-1 contre la Grèce au terme d’une prestation médiocre. Après 20 minutes, ils ont mis du rythme pour faire 1-0. Cependant, une telle accélération était rare. Les Belges contrôlaient le ballon et leurs adversaires, mais n’ont pas profité de leur avantage pour accroître le score en leur faveur. »

En Espagne, on est beaucoup moins sévères avec les Diables. « Peu de conclusions peuvent être tirées de cette rencontre sans Courtois, De Bruyne et Hazard. Trois des quatre joueurs les plus talentueux de l’équipe », selon AS. Le journal explique également « qu’aucun entraîneur ne veut mettre ses joueurs en danger à une semaine du début de l’Euro. Et s’il est important d’accélérer le rythme, il est encore plus important d’ éviter les blessures musculaires dans une saison avec un calendrier aussi chargé que cette année. »

Dans ce contexte, deux éléments ont tapé dans l’œil des Espagnols. « Ce sont les joueurs qui aiment le ballon qui apprécient le plus ce genre de scénario fermé. Et cela s’est démontré avec Carrasco et Doku. Respectivement à gauche et à droite, les deux ailiers ont été les deux éléments les plus excitants de la Belgique dans ce match. »

Même son de cloche de la part de Mundo Deportivo. « Les Diables rouges n’ont pas brillé au stade Roi Baudouin à Bruxelles, sans public en raison de la pandémie. Dans un match plus horizontal que vertical, les Belges avaient la possession et les Grecs le placement. Cependant, quelques détails positifs ont été vus. Comme la confiance en soi de Yannick Carrasco. Ou l’autre ailier, Jérémy Doku. Rennes a versé 26 millions d’euros à Anderlecht pour la perle de 19 ans la saison dernière. Il a connu des moments de grand niveau dans cette rencontre. »