
Khaled Mouelhi : « Apporter une lueur d’espoir » selon l’œil de l’expert
Un bon match ce soir pourrait ouvrir une brèche pour l’avenir de l’équipe nationale, selon un interlocuteur. Les joueurs sont affectés psychologiquement et mentalement, et il est important d’éviter les erreurs commises lors des deux premières rencontres.

Bien que la Coupe du monde soit déjà terminée pour notre équipe, notre interlocuteur pense qu’un bon match ce soir pourrait ouvrir des perspectives pour l’avenir de l’équipe nationale.
La Presse — «Il est normal qu’après les deux défaites subies lors du Mondial, un problème mental se pose, et le sélectionneur national doit le résoudre avant le dernier match contre les Pays-Bas. Les joueurs ayant participé à ces deux matchs sont particulièrement touchés, et même ceux qui n’ont pas joué sont affectés.
Étant donné qu’il n’y a plus d’objectif à atteindre, on peut s’attendre à ce que l’individualisme prédomine, chaque joueur devant veiller à sa performance et à sa contribution lors du match.
Je reconnais que c’est une situation très difficile à gérer pour le sélectionneur national. Aucun entraîneur ne souhaiterait être à la place d’Hervé Renard. Il est compliqué pour le staff de préparer un grand match sans enjeu. Tout le paradoxe réside dans le fait que les joueurs souffrent psychologiquement et mentalement.
C’est au staff de trouver cette motivation. Il est nécessaire de communiquer avec les joueurs et de les motiver individuellement pour qu’ils respectent au moins leur propre réputation. Chacun doit être conscient de ses responsabilités.
Un ancien footballeur tel que Wahbi Khazri doit intervenir pour remonter le moral des joueurs et les encourager à réaliser une prestation honorable face aux Pays-Bas.
Les deux responsables de la sélection, anciens joueurs eux aussi, Khalil Chammam et Zied Jaziri, doivent également jouer un rôle dans cet encadrement mental et psychologique. En cas de nouvelle débâcle contre les Pays-Bas, la responsabilité sera collective.
En résumé, la communication, à la fois individuelle et collective, est essentielle pour préparer cette dernière apparition au Mondial. Un bon match apporterait une lueur d’espoir pour l’avenir de l’équipe nationale.
Cela dit, il est important d’éviter les erreurs commises lors des deux premiers matchs, en s’assurant d’une bonne entame de match. À chaque fois, nous avons encaissé un but tôt dans la partie.
L’entame de ce dernier match doit être marquée par de la rigueur, de l’engagement et de la discipline pour éviter d’encaisser un but trop tôt, ce qui compromettrait toute la préparation mentale effectuée.
Tactiquement, je ne m’attends pas à des changements. Je pense que nous allons continuer avec une défense à trois. D’ailleurs, nous devons être solides et vigilants.
Cette fois, il est crucial qu’Hervé Renard aligne au moins un des deux attaquants de métier, Firas Chaouat ou Hazem Mastouri, dès le début, afin d’assurer une transition offensive, ce qui n’a pas été le cas lors des deux premiers matchs.
