Journée TAP : le diagnostic sur l’investissement sportif ne suffit plus.
L’Agence Tunis-Afrique-Presse a organisé hier une Journée sur l’information sportive, comprenant un forum sur le thème «L’investissement dans les infrastructures sportives: pour une meilleure compétitivité du sport tunisien». Le député Kamel Farrah a reconnu que la législation en vigueur n’est plus compatible et a évoqué «des législations obsolètes et fragmentées, les lois de 1994 et 1995 notamment».
Il est nécessaire de reconnaître que le mauvais entretien de nos infrastructures sportives, ainsi que la nécessité de moderniser la législation et les textes de loi, ne suffisent plus. Il est temps d’agir pour redorer le blason du sport tunisien.
La Presse — Comme chaque année, l’Agence Tunis-Afrique-Presse a organisé hier une Journée dédiée à l’information sportive. Ce fut l’occasion d’un forum sur le thème « L’investissement dans les infrastructures sportives : pour une meilleure compétitivité du sport tunisien », en plus de l’annonce des résultats du référendum pour désigner le meilleur sportif de l’année.
Dans son discours d’ouverture, le président-directeur général de l’agence TAP, Najeh Missaoui, a déclaré que « l’organisation de ce forum s’inscrit dans la volonté de l’agence, en tant qu’institution publique nationale, d’être un partenaire actif dans le soutien au sport tunisien. Cela ne se limite pas à la couverture médiatique, mais comprend aussi des initiatives et des discussions approfondies sur les véritables enjeux du secteur sportif. »
Lors de ce forum, Narjès Bellatifa, cheffe de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, a fait valoir que « le discours sur le sport ne se limite plus aujourd’hui aux performances et aux résultats, mais est désormais étroitement lié à un système intégré qui comprend la formation, la gouvernance, le financement et surtout les infrastructures sportives, qui constituent le socle de toutes les politiques de développement de la performance sportive. »
En ce qui concerne la législation, Kamel Farrah, député et président de la Commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique et de la jeunesse et des sports à l’Assemblée des représentants du peuple, a reconnu que la législation actuelle est devenue obsolète : « La réalité de ces infrastructures met en lumière des problématiques structurelles, dont l’incapacité du cadre législatif à s’adapter aux évolutions, entraînant un manque d’entretien et des ressources financières limitées pour la plupart des infrastructures sportives. Les législations existantes, notamment celles de 1994 et 1995, sont obsolètes et fragmentées. La législation sportive doit évoluer d’un simple outil de régulation à un véritable mécanisme d’incitation à l’investissement. »
En ce qui concerne la Coupe du monde, Chokri Ben Nessir, président-directeur général de la Télévision tunisienne, a annoncé que les droits TV des matches de l’équipe nationale pour la Coupe du monde ont été attribués.
Il a également indiqué que ses équipes travaillent à la mise en œuvre d’une chaîne sportive cette année : « Un projet mis en stand-by depuis 2011 », a-t-il précisé, en évoquant le thème du forum : « Ce constat n’est pas nouveau. Depuis plus de 50 ans, nous diagnostiquons ce qui ne fonctionne pas. À ce jour, notre pays ne dispose pas d’un circuit de Formule 1 et possède seulement un centre de courses hippiques. »
En résumé, tous les intervenants ont convenu qu’un blocage freine le développement du sport tunisien, notamment en ce qui concerne ses infrastructures. Une mise à jour des textes de loi pourrait permettre de débloquer la situation et de donner à l’élite sportive la possibilité de croître.

