JO Los Angeles 2028 : Rétablissement des tests de féminité soulève des questions éthiques
Le Comité international olympique a annoncé, ce jeudi, le rétablissement des tests de féminité en vue des JO de Los Angeles, en 2028, ce qui bannit ainsi du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes. Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a annoncé prendre « acte de la clarification apportée » par le CIO et souligne que « jusqu’à présent, la volatilité des règles et les hétérogénéités importantes d’un sport à l’autre ou parfois entre les niveaux national et international au sein d’un même sport constituaient des éléments perturbants pour les fédérations ».
Après l’athlétisme, la boxe et le ski, qui ont ouvert le débat, tous les sports olympiques seront désormais touchés. En préparation des JO de Los Angeles en 2028, le Comité international olympique (CIO) a annoncé, ce jeudi, la réintroduction des tests de féminité, excluant ainsi du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes. Cela représente un recul de trente ans.
Dans une déclaration envoyée à l’AFP, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a fait savoir qu’il prenait « acte de la clarification apportée » par le CIO et a souligné que « jusqu’à présent, la volatilité des règles et les importantes disparités d’un sport à l’autre, ou parfois entre les niveaux national et international d’un même sport, étaient des éléments perturbants pour les fédérations, nuisant à la préparation sereine des athlètes ».
Le comité a également affirmé que « des difficultés pratiques se posent, notamment en France, où la réalisation de tels tests se heurtera aux dispositions des lois bioéthiques et du Code civil, qui, à ce jour, interdisent leur mise en œuvre dans les laboratoires de notre pays », en référence à la loi bioéthique de 1994.
Le CNOSF met en avant la nécessité d’un « travail collectif avec les pouvoirs publics, le mouvement olympique et sportif et les experts compétents, afin de progresser de manière concertée sur ce sujet complexe et sensible, dans le respect à la fois des droits fondamentaux des personnes concernées et de l’intégrité des compétitions ».

