Sport

JO d’hiver 2030 : Val d’Isère veut être sur la carte, sans financement « direct »

Le conseil municipal de Val d’Isère a voté ce lundi en faveur de son inscription sur la carte des JO 2030 dans les Alpes, s’engageant à « mobiliser les moyens de la commune » mais sans financement « direct » de la compétition. Pendant les négociations, la commune s’est attachée « à concilier l’ambition olympique avec la garantie de ne pas altérer les finances publiques ».


Une décision attendue. Le conseil municipal de Val d’Isère a voté ce lundi en faveur de son inscription sur la carte des JO 2030 dans les Alpes, s’engageant à « mobiliser les moyens de la commune » mais sans financement « direct » de la compétition. L’adoption de la délibération, à une très large majorité, intervient après deux ans de négociations entre le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) et la commune.

Un temps exclue de la carte des sites envisagés pour les Jeux de 2030, Val d’Isère a été réintroduite en juillet au détriment de Méribel. Elle pourrait accueillir les épreuves techniques de ski alpin (géant, slalom) sur la mythique piste de la Face de Bellevarde. « Nous avons un rendez-vous avec l’histoire et le sport est notre ADN », a déclaré le maire Patrick Martin lors d’un conseil municipal ce lundi, rappelant que la station est « terre de champions, de grands événements sportifs et d’innovations alpines ».

« Pas de financement direct de la commune »
Pendant les négociations, la commune s’est attachée « à concilier l’ambition olympique avec la garantie de ne pas altérer les finances publiques », a-t-il toutefois rappelé. Cela a permis d’obtenir un « engagement ferme du Cojop », selon lui : il n’y aura « pas de financement direct de la commune », hormis « un versement éventuel » si le Critérium, l’épreuve annuelle de Coupe du monde de ski alpin organisée par Val d’Isère, était annulée en décembre 2029 à cause des JO.

Pour le reste, « la mobilisation des ressources de la Commune s’effectuera dans la limite des moyens de la collectivité » et « les besoins complémentaires liés à l’ampleur de l’évènement seront contractualisés directement par le Cojop », a-t-il ajouté sans donner d’éléments chiffrés. Il a seulement rappelé que le bâtiment « face à face », un projet immobilier de la commune, déjà prévu avant la candidature aux JO-2030, « sera un atout considérable dans l’organisation de l’événement olympique ».

Dans un communiqué, le Cojop « accueille très favorablement le vote du conseil municipal de Val d’Isère » qui s’inscrit selon lui dans « une dynamique collective et concertée avec l’ensemble des territoires partenaires ». « Avec la force de cette délibération obtenue à une très large majorité, c’est toute la communauté avaline qui déclare son enthousiasme et son engagement pour intégrer cette belle aventure », a commenté le président du Cojop Edgar Grospiron.