JO d’hiver 2030 : Marseille ne veut pas de manque de transparence sur les ouvrages olympiques
Lundi, dans une ordonnance du juge des référés, le tribunal administratif de Marseille a réclamé plus de transparence à la Solideo concernant la préparation des Jeux olympiques et paralympiques 2030. Le coût des ouvrages olympiques est évalué à 1,4 milliard d’euros d’investissements, dont 800 millions d’argent publics.
Le collectif citoyen JOP 2030 a salué « un coup d’arrêt au déni démocratique ». Lundi, dans une ordonnance du juge des référés, le tribunal administratif de Marseille a exigé plus de transparence de la Solideo, l’organisme chargé des grands travaux d’infrastructures pour les Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030.
Le magistrat a « enjoint » la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques) « pour les projets pour lesquels il est susceptible d’assurer la maîtrise d’ouvrage, dans le cadre de la préparation des Jeux olympiques et paralympiques 2030, d’assurer la publicité prévue » par le code de l’environnement « en mentionnant les objectifs et caractéristiques essentielles des ouvrages et en indiquant sa décision de saisir ou de ne pas saisir la Commission nationale du débat public, relativement à la décision de réaliser ces ouvrages. »
Un collectif citoyen, JOP 2030, avait lancé des procédures en septembre devant les tribunaux administratifs de Paris, Lyon et Marseille, demandant une saisie de la Commission nationale du débat public (CNDP) pour discuter de « l’intérêt général de ce projet » des JO d’hiver et mettre en lumière les risques environnementaux.
Dans son ordonnance, le juge reconnaît que le projet d’organisation des JO « comporte la réalisation de travaux publics et la réalisation d’ouvrages de grande ampleur concernant notamment la réalisation de complexes hôteliers, et d’infrastructures sportives, routières, autoroutières et ferroviaires dans les Alpes. »
« Les requérants font valoir sans être sérieusement contredits sur ce point que ce projet est susceptible d’avoir une incidence notable et présente ainsi des risques importants sur l’environnement naturel dans lequel il s’insère en grande partie », souligne encore la décision.
Dans un communiqué, la Solideo, basée à Marseille, a indiqué qu’elle allait « se pourvoir en cassation », assurant qu’elle organise déjà des « réunions publiques. » Selon l’organisme, le juge des référés « se borne à enjoindre l’établissement à procéder à des formalités de publicité en mentionnant les objectifs et caractéristiques essentielles ainsi que les modalités de concertation relatives aux ouvrages olympiques, dont le coût est évalué à 1,4 milliard d’euros d’investissements, dont 800 millions d’argent public. »
L’établissement assure être « pleinement engagé dans une démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages olympiques, à l’instar des réunions publiques » organisées en 2025 à La Plagne (Savoie), à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie) et à Nice.
Le collectif citoyen JOP 2030 estime que le projet d’organisation des JO d’hiver « doit être considéré comme un projet unique, global, devant faire l’objet d’une mesure d’information et de participation du public le plus rapidement possible. »

