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JO d’hiver 2026 : Pierre Crinon dénonce une trahison de la fédération

Pierre Crinon, sanctionné par la Fédération française de hockey sur glace après le match contre le Canada, a vécu la fin du tournoi olympique en tant que simple spectateur. Il juge la sanction disproportionnée, soulignant que le Canadien Tom Wilson, avec qui il en est venu aux mains, n’a reçu aucune sanction.


Une altercation, une provocation et un retour anticipé. Après le match contre le Canada, Pierre Crinon a été sanctionné par la Fédération française de hockey sur glace et a dû observer la fin du tournoi olympique des Bleus en tant que simple spectateur. Le défenseur de Grenoble ne le supporte pas et exprime son mécontentement dans un entretien accordé à Le Dauphiné Libéré.

« Ce qu’il s’est passé avec l’équipe de France m’a touché, déclare-t-il. Ce n’est pas tant ce qu’il y a eu sur les réseaux sociaux, mais le fait que le président (Pierre-Yves Gerbeau, N.D.L.R.) prenne ces décisions à mon égard. Je considère cela comme une trahison, je trouve cela ridicule. »

« C’est très politique, estime Pierre Crinon. Peut-être qu’il souhaitait se mettre en avant avant les prochaines élections. Tant mieux pour lui si cela fonctionne. » En effet, la FFHG prévoit ses élections pour le prochain cycle olympique en juin.

« Les Français pensent savoir mieux que tout le monde »

Pierre Crinon juge que la sanction est exagérée, alors que les bagarres sont relativement courantes en hockey sur glace. « On me reproche des actes qui ne devraient pas justifier une suspension d’un tournoi… Pourquoi ne s’en prend-on pas à Julia Simon qui fait  »chut » au public quand elle gagne ? Cela ne respecte pas les valeurs de l’olympisme non plus », souligne-t-il, en référence à la célébration de la biathlète lors de l’épreuve individuelle à Antholz-Anterselva.

Le Canadien Tom Wilson, avec qui il a eu une altercation, n’a pas été sanctionné. Selon Crinon, cela démontre que la FFHG a exagéré les choses et que « les Français pensent savoir mieux que tout le monde tout le temps ».