JO 2026 – Biathlon : Justine Braisaz-Bouchet « n’a pas été au niveau attendu » en mass-start
Justine Braisaz-Bouchet a terminé à une anonyme 27e place sur 30, à 3’12 » d’Océane Michelon, lors de la mass-start d’Anterselva. L’entraîneur des Bleues, Cyril Burdet, a déclaré : « Non, je ne crois pas, Justine est une grande championne […] mais il faudra compter sur elle pour la fin de saison. »
De notre envoyé spécial à Anterselva,
Ce samedi, un écart considérable était visible entre trois biathlètes (Océane Michelon, Julia Simon et Lou Jeanmonnot), déjà médaillées en Italie et bien placées dans cette mass-start, et Justine Braisaz-Bouchet. Avec un score de 14/20 au tir, sous une neige abondante à Antholz, et malgré un vent beaucoup moins fort que la veille pour la course masculine, la Savoyarde se trouvait contrainte de multiplier les tours sur l’anneau de pénalité.
Non loin de Franziska Preuss, qui était également éloignée de son meilleur niveau, elle a vécu une course particulièrement frustrante. C’était une de plus sur ces JO de Milan-Cortina 2026. Après s’être classée 80e sur 90 lors de l’individuelle (à 8’34 » de la championne olympique Julia Simon) et 62e sur le sprint (et donc non qualifiée pour la poursuite), Justine Braisaz-Bouchet espérait afficher un meilleur visage pour son format de prédilection, dont elle demeurait la tenante du titre depuis Pékin 2022.

La course se dégrade au deuxième tir couché
Arrivée dans le groupe de tête pour le premier tir couché, Justine Braisaz-Bouchet, qui n’avait pas été retenue pour les deux relais, a réussi un sans-faute. Cependant, elle a pris de longues secondes entre chaque balle, redoutant de compromettre ses chances de bien figurer. À ce moment-là, elle accusait 14 secondes de retard sur Julia Simon (1re). Justine Braisaz-Bouchet a connu de bons passages sur les skis, mais un retour décisif au pas de tir lui a été fatal.
Ses deux erreurs sur le deuxième tir couché ont clairement marqué le début d’un nouveau jour difficile pour elle. Elle a également manqué deux balles à chaque session de tir debout, terminant la course à une modeste 27e place sur 30, à 3’12 » de l’or de l’Océane Michelon. Exceptionnels pour pratiquement chaque membre de l’équipe de France de biathlon, ces Jeux ont constitué un véritable parcours du combattant pour Justine Braisaz-Bouchet, qui a vu son équipe récolter 13 médailles sur les 23 de la délégation tricolore.
« Des choses n’ont pas marché dans la préparation »
Justine Braisaz-Bouchet n’a pas partagé ses impressions avec les médias après ses trois courses olympiques. L’entraîneur des Bleues, Cyril Burdet, a été interrogé ce samedi sur la nécessité éventuelle de remotiver sa biathlète expérimentée pour la suite de la Coupe du monde. « Non, je ne crois pas, Justine est une grande championne, a-t-il déclaré. Elle est déjà passée par des hauts et des bas. Là, elle est forcément déçue, mais il faudra compter sur elle pour la fin de saison. »
Actuellement 11e du classement général de la Coupe du monde, Justine Braisaz-Bouchet avait maintenu une dynamique positive après ses performances en Allemagne (6e de la poursuite à Oberhof, 8e du sprint à Rupholding) et surtout à Nove Mesto, où elle a remporté l’individuel le 23 janvier. C’est pourquoi elle avait sobrement déclaré, la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux : « On a une équipe ambitieuse et je vais saisir les opportunités, à chaque fois que j’en aurai une, pour essayer de décrocher une médaille. »
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Les événements se sont déroulés différemment dans le Sud-Tyrol. « On n’a pas d’explication, il faudra laisser reposer un peu tout ça, et prendre le temps de prendre du recul, a déclaré Cyril Burdet à ce sujet. Il y a forcément des choses qui n’ont pas fonctionné dans la préparation, car elle n’a pas été à la hauteur des attentes, ni physiquement ni mentalement. » Reste à savoir si cela a été la dernière expérience olympique de Justine Braisaz-Bouchet, qui aura 33 ans pour les JO des Alpes 2030.

