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JO 2026 – Biathlon : Emilien Jacquelin chambre Sturla Laegreid, « Je ne vais pas être battu par un infidèle »

Emilien Jacquelin a terminé le sprint des JO d’hiver de Milan-Cortina 2026 à la 4e place, manquant la médaille de bronze pour 2 dixièmes de secondes. Il a déclaré : « C’est un week-end spécial avec les 22 ans de la mort de Marco Pantani » et a exprimé son intention de « mettre le feu sur la piste dimanche ».

De notre envoyé spécial à Anterselva,

Emilien Jacquelin a livré une performance remarquable ce vendredi lors du sprint des JO d’hiver de Milan-Cortina 2026, remporté par Quentin Fillon Maillet. Sur les skis, il a fait preuve d’une grande maîtrise jusqu’à un dernier kilomètre où il a lutté, et surtout, au pas de tir, il a réalisé une session debout impressionnante avec un score de 5/5 en seulement 16 secondes.

« Ça fait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi pleinement moi-même, a-t-il déclaré. J’ai l’impression d’avoir couru comme il y a quatre ou six ans. C’est une réelle fierté de faire 10/10 aux Jeux olympiques, d’avoir allumé du vert pendant plus de deux tours et demi. » Le show Jacquelin a continué après ce tir debout : il a jeté son bandeau et ses lunettes pour mettre en avant la célèbre boucle d’oreille de Marco Pantani.

Jacquelin veut « mettre le feu sur la piste »

Un triste coup du sort avec une 4e place, manquant la médaille de bronze pour deux malheureux dixièmes de seconde face à Sturla Laegreid, aurait pu entamer son moral. Pourtant, l’Isérois a continué à faire preuve d’énergie lors de ses interventions avec les médias avant de quitter Antholz. Au micro de France Télévisions, il a déclaré : « C’est un week-end spécial avec les 22 ans de la mort de Marco Pantani. Ce n’est pas forcément la Saint-Valentin pour moi. Comptez sur moi pour faire le show dimanche et mettre le feu sur la piste. »

Est-ce que cela concerne encore ce sprint ? Puis Jacquelin est venu à notre rencontre en zone d’interview, captivant son audience à chaque réponse. Une première médaille olympique en individuel ratée de peu ? « C’est sûr que 0,2 seconde, ça se trouve partout. La seule chose que je peux faire, c’est avaler mon seum et en faire une force pour dimanche. » Une punchline de validée, une.

Il a ensuite analysé sa fin de course en perte d’énergie : « Sur la dernière partie, j’étais cuit, je voyais noir. Je suis content de ne pas m’être trompé de parcours ! J’aurais pu aller tout droit dans la forêt, c’était pareil. » Il a touché au génie lorsqu’un membre de la délégation norvégienne l’a interrompu de manière plutôt peu amicale pour le saluer. « Il me chauffe pour dimanche en fait, il ne le sait pas, » a immédiatement réagi Emilien Jacquelin, provoquant les rires des journalistes présents.

Langue tirée, Emilien Jacquelin a tout donné pour s'offrir une place sur le podium ce vendredi. Mais pour seulement 2 dixièmes de secondes, la médaille de bronze lui échappe cruellement.
Langue tirée, Emilien Jacquelin a tout donné pour s’offrir une place sur le podium ce vendredi. Mais pour seulement 2 dixièmes de secondes, la médaille de bronze lui échappe cruellement.  - H. Schmidt/DPA/SIPA

« I will fuck him on Sunday, he will see »

Il a ensuite ajouté : « C’est comme Sturla Laegreid qui s’est demandé si je m’étais arrêté pour faire des high five à tout le monde à la fin. Je vais le griller dimanche ! ». Quel est le contexte ici ? Le biathlète tricolore avait été interrogé juste avant par le diffuseur norvégien, qui lui avait rapporté un commentaire humoristique du troisième médaillé, étonné par le temps perdu par Jacquelin lors du dernier tour.

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Il va sans dire que cette remarque a inspiré Jacquelin, qui a enchaîné sur Sturla Laegreid, qui avait offert une interview incohérente mardi pour s’excuser de son infidélité à l’écran : « Oh mon Dieu, j’ai été battu par un infidèle ». Enfin, voici sa conclusion à la télévision norvégienne, en version originale anglaise : « I will fuck him on Sunday, he will see ». La traduction ne devrait pas poser de problème. Préparez bien vos provisions de pop-corn pour assister au départ de cette poursuite, avec Sturla Laegreid et Emilien Jacquelin côte à côte.