JO 2026 : 51 sorties de piste en première manche, explications.
La première manche du slalom des JO de Milan-Cortina 2026 a enregistré 51 DNF (did not finish) sur 95 partants. Parmi les 44 « finishers », 11 athlètes ont terminé avec plus de 11 secondes de retard sur le vainqueur, le Norvégien Atle Lie McGrath, qui a remporté la manche en 56 »14.

De notre envoyé spécial à Milan-Cortina,
Était-on devant le slalom olympique ou la Barkley ce lundi matin ? Si l’ultra-trail américain mythique sans balisage a connu, comme souvent, aucun finisher dimanche soir, la première manche du slalom des JO de Milan-Cortina 2026 a également vu de nombreux rêves brisés. Sur la piste de Bormio, les chiffres sont frappants : 51 DNF (did not finish) sur 95 coureurs. De plus, parmi les 44 « finishers », 11 athlètes accusent plus de 11 secondes de retard par rapport au premier, ce qui reflète des performances plutôt modestes.
Une hécatombe inédite à ce niveau
Les deux premiers dossards ont rempli leur mission : le Norvégien Atle Lie McGrath, vainqueur de cette première manche en 56 »14, et le Suisse Loïc Meillard, deuxième à 0,59 seconde. Toutefois, un véritable carnage a suivi, avec de nombreux prétendants au podium qui ont chuté, comme le Français Paco Rassat (dossard 3), le champion olympique brésilien du slalom géant Lucas Pinheiro Braathen, ainsi que le Finlandais Eduard Hallberg (9), l’Autrichien Manuel Feller (11) et l’Italien Alex Vinatzer (14).
Pourquoi une telle hécatombe ? Les très mauvaises conditions de visibilité en raison de l’abondante neige tombant durant toute la manche à Bormio en sont une première explication. Mais la qualité de la piste soulève aussi des questions. « Non, j’avais un super terrain », a déclaré Paco Rassat sur France Télévisions. « Le terrain était plutôt bon : les nuits claires après le géant avaient bien resserré la neige. L’organisation a fait un bon job mais je me suis pris les pieds et j’ai enfourché. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. »
Steven Amiez, 20e à 4 »04 avant la seconde manche de l’après-midi, a exprimé un avis légèrement différent : « La neige a un peu décroché sous mon pied intérieur deux fois de suite. J’étais complètement à l’arrêt, j’ai essayé de recréer de la vitesse mais en me précipitant, j’ai refait des fautes. La neige était un peu différente par rapport à la reconnaissance. Là, il y a des portions où le ski se dérobait dessous, c’était dur de s’adapter. »
Noël pas si mal loti au final
Pour Clément Noël (7e à 1 »96), « la neige n’est pas mauvaise, le tracé a quelques petits pièges mais on le savait ». « C’est un parcours qu’il faut absolument maîtriser, remarque Lucas Pinheiro Braathen. Il faut se surpasser, mais avec sang-froid. C’est ce qu’Atle Lie McGrath a réussi à faire dès son premier passage, contrairement à moi. » Mais aussi à tant d’autres athlètes piégés à Bormio ce lundi matin. Le coach tricolore, chargé de s’occuper du tracé de la 2e manche en début d’après-midi, aura sûrement cela en tête.

