Formule 1 : Ford et Cadillac en lice pour les tacles
Cadillac, futur onzième team de la grille à partir de 2026, ambitionne de devenir un véritable constructeur en développant son propre moteur à l’horizon 2028. Valtteri Bottas et Sergio Perez seront les pilotes Cadillac pour la saison 2026 de F1.
L’arrivée conjointe de Cadillac et Ford en Formule 1 aurait pu susciter un bel élan patriotique, mais cela n’a pas été le cas. Chez Cadillac, qui deviendra la onzième équipe de la grille à partir de 2026, Dan Towriss a ouvert le débat en qualifiant l’engagement de Ford d’opération marketing à peine déguisée.
Selon lui, l’implication de Ford ne se compare pas à celle de General Motors, actionnaire de son équipe et engagé « dès le premier jour » sur le plan technique. Cadillac, fruit du projet Andretti, aspire même à devenir un véritable constructeur en développant son propre moteur d’ici 2028. En attendant, l’équipe utilisera des moteurs Ferrari.
La réponse de Ford n’a pas tardé. Bill Ford a avoué avoir « éclaté de rire » en entendant les critiques de GM, rappelant que Cadillac ne disposera d’aucun moteur maison avant plusieurs années, et insinuant que peu d’ingénieurs de GM semblent impliqués dans la voiture, n’y laissant que des autocollants de Cadillac.
Ford insiste sur son engagement total aux côtés de Red Bull Racing, avec des ingénieurs Ford Racing intégrés au développement du groupe motopropulseur, des composants imprimés en 3D et une participation active sur la partie batterie et hybridation. Deux visions, deux stratégies… et beaucoup d’ego.
Cependant, comme c’est souvent le cas en F1, les grandes déclarations seront jugées par le chrono. Ford s’appuie sur une machine déjà performante, tandis que Cadillac démarre de zéro, prenant le risque d’un apprentissage similaire à celui de Haas. En attendant, la lutte américaine se déroule déjà à coups de punchlines, et ce n’est probablement que le début.

