Deux athlètes chinoises sur le podium avec un badge de Mao : la Chine supprime les preuves

De retour en Chine, les pins Mao ont depuis été retirés des photos de la cérémonie, à la grande colère d’une partie des internautes chinois.

Lundi, les photos du duo cycliste, récompensé par l’or, Zhong Tianshi et Bao Shanyu est apparu dans les médias d’État chinois. En plus de leur médaille d’or, les femmes portaient un pins à l’effigie de Mao. Cependant, le lendemain, les boutons Mao semblaient avoir été retirés des photos. Même sur le compte personnel de Zhong Tianshi, les épingles n’étaient plus visibles.

Selon l’article 50 du règlement olympique, il est interdit d’exprimer des opinions politiques pendant les Jeux. Mardi le Comité international olympique (CIO) a annoncé qu’il allait se renseigner auprès du Comité olympique chinois au sujet des pins, car ceux-ci ont très vite disparu des photos des médias chinois.

À Tokyo, il y a désormais un peu plus de place qu’auparavant pour les gestes de soutien tel que la génuflexion contre le racisme. Mais pendant la compétition et la remise des prix, les expressions politiques restent interdites.

Cependant, l’athlète américaine Raven Saunders n’a pas été réprimandée lorsqu’elle a croisé ses bras au-dessus de sa tête en solidarité avec les opprimés. La médaillée d’argent au lancer du poids l’a fait lorsqu’elle était sur la photo pendant la cérémonie avec le drapeau chinois en arrière-plan, nous indique le journal de Morgen. 

En chine, les internautes ont observé qu’après le « Buttongate », seuls des reportages sporadiques ont été consacrés aux exploits sportifs de Zhong et Bao, qui ont établi un nouveau record du monde dans l’épreuve du sprint par équipe. « C’est seulement à cause de vos pins Mao (…) que vous recevez moins d’attention. Malgré la médaille d’or, vous ne devenez pas viraux sur la toile. Vous rendez les gens fiers, vous n’êtes pas seulement des athlètes mais aussi des prolétaires sincères », a écrit un internaute sur le service twitter chinois Sina Weibo.