Coupe du monde 2026 : Pas de publicité pour paris sportifs pendant la « pause fraîcheur »
Les matchs amicaux de l’équipe de France contre le Brésil et la Colombie ont été interrompus au milieu de chaque période pour une « pause fraîcheur », alors que la température ne dépassait pas les 15 °C. L’Association Française du Jeu en Ligne (Afjel) a annoncé que « diffuseurs et opérateurs agréés de jeux et paris en ligne s’engagent conjointement à ne pas proposer de publicité pour les jeux d’argent pendant les pauses fraîcheur ».
On a déjà eu un aperçu des problèmes lors des deux matchs amicaux de l’équipe de France contre le Brésil et la Colombie lors de sa tournée américaine. Ces deux rencontres ont été interrompues au milieu de chaque période pour une soi-disant « pause fraîcheur », alors que la température ne dépassait pas les 15 °C. Un temps d’interruption qui n’avait pas vraiment plu à Didier Deschamps.
« C’est bien pour les diffuseurs d’avoir la page de pub, mais ça change le football d’avoir ces trois minutes », avait déclaré le sélectionneur sur TF1 après la victoire contre le Brésil. Deschamps a bien résumé le concept de ces « pauses fraîcheurs », qui seront instaurées à chaque match du Mondial, quelle que soit la température : elles deviennent surtout un moment privilégié pour les diffuseurs afin de diffuser quelques annonces et de générer des revenus conséquents.
### Une mesure qui ne concerne que l’offre légale
En attendant de voir Frank Lebœuf répéter pour la 28.364e fois « vendezvotrevoiture », on craignait de voir des annonces pour les paris sportifs diffusées en continu pendant ces pauses. Cela ne sera finalement pas le cas. « Diffuseurs et opérateurs agréés de jeux et paris en ligne s’engagent conjointement à ne pas proposer de publicité pour les jeux d’argent pendant les pauses fraîcheur », a indiqué ce mardi l’Association Française du Jeu en Ligne (Afjel).
« Cette initiative volontaire s’inscrit dans la continuité des engagements du secteur en matière de publicité responsable, dans un contexte marqué à la fois par l’apparition de nouveaux formats publicitaires et par la montée en puissance de l’offre illégale de paris en ligne, précise le communiqué. M6 et beIN Sports soulignent que cette mesure volontaire intervient dans un contexte de marché publicitaire télévisé en baisse, et qu’elle représente, à ce titre, un effort économique réel. »
« Les opérateurs agréés rappellent quant à eux que ces engagements ne concernent que l’offre légale de paris sportifs, alors que l’offre illégale, en forte croissance, échappe toujours à toute régulation. Ils alertent sur les risques liés à ce marché désormais dominant et largement soutenu par des pratiques publicitaires incontrôlées. »

