Coupe du monde 2026 : L’Irak ne veut pas rater les Bleus au Mexique
L’Irak et la Bolivie s’affrontent ce mardi à Monterrey pour l’un des derniers tickets pour la Coupe du monde. Le groupe irakien a finalement quitté Bagdad par la route pour rejoindre Amman avant de s’envoler pour Lisbonne, atteignant Monterrey le 22 mars après plusieurs jours de voyage.
Au bout du chemin, un ticket pour la Coupe du monde cet été et une place dans le groupe aux côtés de l’équipe de France, du Sénégal et de la Norvège. L’Irak et la Bolivie s’affrontent ce mardi à Monterrey pour l’un des derniers précieux sésames pour le Mondial. Malgré un long trajet et le lourd contexte de la guerre au Moyen-Orient, la sélection irakienne affiche une détermination sans faille. Le parcours vers la Coupe du monde a été semé d’embûches pour les Lions de la Mésopotamie.
Face à la Bolivie, ils disputeront mardi leur 21e match dans ce marathon des qualifications, après avoir subi, comme l’ensemble de la région, les répercussions du conflit au Moyen-Orient, déclenché par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Selon un dernier bilan de l’AFP, au moins 101 personnes ont été tuées en Irak depuis le début du conflit, le 28 février.
Un dernier mois « difficile »
« Je ne peux rien faire concernant la politique au Moyen-Orient, mais je peux aider l’équipe nationale à gagner et rendre heureux le peuple irakien », a déclaré l’attaquant Ali Yousif en conférence de presse, la veille de ce match décisif. En raison de la fermeture de l’espace aérien irakien, le sélectionneur Graham Arnold avait d’abord demandé que le barrage soit reporté.
Finalement, la majorité de l’équipe a quitté Bagdad par la route pour rejoindre Amman en Jordanie, avant de s’envoler vers Lisbonne puis d’arriver à Monterrey le 22 mars après plusieurs jours de voyage. Lors de la conférence de presse, Arnold a choisi de « ne pas parler » du conflit, souhaitant « détacher » ses joueurs de la pression ambiante pour éviter de leur « abîmer le cerveau », tout en reconnaissant qu’un dernier mois avait été « difficile ».
L’occasion de changer « une vie, un pays »
« Représenter 46 millions de personnes, c’est unique. Une grande partie de mon travail porte sur l’aspect mental. Les joueurs doivent se concentrer sur eux-mêmes, penser à leur famille et à quelques amis, mais pas à l’ensemble du pays, car sinon cela deviendrait trop lourd », a ajouté le technicien expérimenté de 62 ans. Graham Arnold assure qu’ils sont prêts pour un match qui peut « changer une vie » et même « changer un pays ».
Le coach a également salué « l’obsession pour le football » qui règne en Irak ainsi que « la fierté » de son équipe, qui a été revigorée à Monterrey par le soutien de supporters présents dans le lobby de leur hôtel. Alors que les joueurs répétaient leurs gammes une dernière fois, quelques centaines d’Irakiens de la diaspora en Amérique du Nord se sont rassemblés lundi soir au centre-ville de Monterrey, brandissant drapeaux et tambours. Toutefois, se faire entendre dans un stade qui sera acquis à la cause des Boliviens s’annonce difficile.

