Coupe du monde 2026 : Deux jours fériés en Irak pour la qualification
Mercredi, Bagdad a célébré la qualification de l’équipe nationale de football irakienne pour le Mondial, une première en quarante ans, suite à une victoire 2-1 contre la Bolivie en barrage à Monterrey (Mexique). Le gouvernement a annoncé deux jours fériés, mercredi et jeudi, pour célébrer cette qualification et a promis des primes aux joueurs.
De la musique, des feux d’artifice et des rafales d’armes automatiques ont rythmé la célébration à Bagdad mercredi, malgré la guerre au Moyen-Orient. La qualification de l’équipe nationale de football irakienne pour le Mondial, une première en quarante ans, a suscité une joie incroyable. Grâce à leur victoire 2-1 contre la Bolivie lors d’un barrage à Monterrey (Mexique), les « Lions de la Mésopotamie » ont validé mardi soir leur deuxième participation à l’histoire de la compétition.
Ce moment de bonheur en Irak est intervenu alors que le pays endure les conséquences du conflit commencé le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Ahmed, un supporter de 22 ans, a déclaré à l’AFP : « Ce succès nous est incroyablement précieux, malgré la guerre », témoignant de l’euphorie qui régnait à l’extérieur du café Abou Haloub dans le quartier de Karrada.
Au coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères commerçantes de Bagdad, debout sur des voitures, agitant des drapeaux, certains en larmes de joie. Des vendeurs de rue ont crié à l’unisson « Thé gratuit, thé gratuit », témoignant de l’euphorie ambiante. Les scènes de célébration se sont multipliées à travers le pays, relayées par la télévision nationale. En signe de fête, le gouvernement a annoncé deux jours fériés, mercredi et jeudi, pour célébrer cette qualification, tout en félicitant les joueurs à qui des primes ont été promises.
Ahmed a souligné que « les Irakiens sont unis, quelle que soit leur religion », rappelant que cette victoire évoque le triomphe du pays en finale de la Coupe d’Asie en 2007. À l’époque, le pays était dévasté par les violences suite au renversement du dictateur Saddam Hussein par une coalition américano-britannique. Dix-neuf ans plus tard, le pays est à nouveau plongé dans un conflit, subissant des attaques iraniennes et de groupes paramilitaires liés à Téhéran.

