Comment Osaka a changé les codes du tennis

Naomi Osaka séduit tant par son jeu que par ses origines et le relief d’une personnalité haute en couleur.

A la fin des années 2010, le circuit a perdu coup sur coup Justine Henin, Mary Pierce, Amélie Mauresmo, Lindsay Davenport, Elena Dementieva, Anastasia Myskina et Kim Clijsters. En quelques années, les fers de lance du circuit ont laissé Serena Williams et Maria Sharapova orphelines. Les Safina, Ivanovic et autres Jankovic ont été bombardées sur le devant de la scène. Elles n’étaient pas prêtes. Le circuit non plus.

La WTA a alors dû se terrer dans l’ombre du Big Three qui a fait la pluie et le beau temps. Surtout le beau temps.

Les pontes de la WTA ont vivoté grâce à la championne américaine Serena Williams qui décidait en janvier 2017 d’écouter son rêve de maternité. Le K.-O. était total. Plus personne ne se risquait à établir une hiérarchie claire dans le top 10 même si des Halep, Wozniacki, Svitolina, Kerber ont tenté de maintenir le navire à flot.

Il manquait une patronne. Une guide. Une leader qui prenne toute la lumière pour éclairer le tennis féminin dans les médias. Naomi Osaka est de cet acabit.

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