Bruxelles et la Belgique prêtes à vivre à l’heure du Tour de France

Cyclisme

Le lancement des « festivités » liées au départ du Tour de France cycliste 2019 depuis Bruxelles, c’est pour ce jeudi, avec la présentation des équipes sur la Grand-Place, entre 17 h 15 et 19 h 45. Sur le plan sportif, on attend beaucoup de la première étape, qui partira, samedi, de la place Royale, à midi, et s’achèvera vers 17 h, avenue du Parc royal, à Laeken, après une longue escapade à travers la Flandre, le Hainaut, les Brabant wallon et flamand et plusieurs communes bruxelloises, mais aussi de la deuxième étape, un spectaculaire contre-la-montre par équipes à travers les rues, avenues et boulevards de la capitale.

Ce n’est pas la première fois que le plus grand événement sportif de la planète, avec les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, sillonne les routes belges, ni même qu’il démarre de Bruxelles. Ce fut déjà le cas en 1958, année de l’Exposition universelle. Pour le reste, Charleroi (en 1975) et Liège (en 2004 et en 2012) accueillirent aussi les premiers pas de la Grande Boucle.

Cette année, les choses s’annoncent cependant quelque peu particulières. Il s’agira, en effet, de rendre hommage à Eddy Merckx, vainqueur de son premier Tour de France (sur cinq), il y a cinquante ans. En 1969, il s’empara du maillot jaune à l’issue d’un contre-la-montre par équipes disputé, au lendemain du prologue de Roubaix, à… Woluwe-Saint-Pierre, commune qui le vit naître au cyclisme et qui s’apprête à vivre, comme tout Bruxelles, un week-end particulièrement festif.

Mobilité altérée et animations diverses

On a déjà lu maints articles sur la manière dont la Ville de Bruxelles (et plus particulièrement son bourgmestre de l’époque Yvan Mayeur (PS) et son échevin des Sports Alain Courtois (MR)) a réussi à convaincre Amaury Sport Organisation d’offrir (façon de parler car l’accueil du départ du Tour coûtera 11 millions d’euros aux autorités belges) le lancement du Tour à la capitale belge cette année.

On sait aussi que l’événement aura des conséquences sur la mobilité des Bruxellois et autres navetteurs à partir de ce jeudi. C’est le prix à payer pour pouvoir assister à une épreuve suivie par des dizaines de millions de téléspectateurs mais aussi, « en live », par des centaines de milliers de spectateurs. Pour amener tout ce beau monde sur place, la SNCB va renforcer son offre, la Stib aussi, là où ce sera possible, et les transports en commun seront gratuits ce week-end.

Dans de nombreuses communes, des animations ont été prévues. Cela va du déploiement d’un immense tifo dans le parc de Woluwe au lancement d’une bière éphémère appelée « la Cannibale » et vendue dans divers cafés bruxellois en passant par le coloriage en jaune des jets d’eau du rond-point Montgomery ou l’installation de divers écrans géants.

Même les journaux paroissiaux

L’engouement pour l’événement prend de multiples formes. Exemple : dans sa dernière livraison, le journal paroissial La vie à Sainte Alix (Woluwe) contient une interview de quatre pages d’Eddy Merckx, réalisée par l’abbé Philippe Mawet.

Bref, petits et grands, amateurs de cyclisme ou simples badauds devraient trouver leur bonheur au cours des prochaines heures. À Bruxelles et ailleurs en Belgique puisque, comme dit plus haut, samedi, le Tour s’offrira 192 kilomètres d’escapade et passera par des endroits mythiques comme le Bosberg ou le Mur de Grammont puis par Charleroi, la Butte du Lion de Waterloo, Tervueren et son palais, etc.

Laissons le mot de la fin à Christian Prudhomme, le grand patron du Tour. Dans un entretien à La DH , il dit ceci : « 2019, à Bruxelles, c’est le grand départ rêvé. Outre la beauté de la ville, ce sont les 50 ans de la victoire du plus grand champion de tous les temps, Eddy Merckx, mais aussi les 100 ans du maillot jaune que votre compatriote a sublimé. »

Carte détaillée de l’étape 1

Carte détaille de l’étape 2