Benzema sauve le Real d’une nouvelle déroute face au Shakhtar, Milan décroche son premier point

L’avant-centre français n’a eu qu’à pousser au fond des filets un ballon chipé par Vinicius dans les pieds de Marlon dans la surface adverse (14e) avant l’égalisation de Fernando pour les Ukrainiens, peu avant la pause (39e).

Mis en difficulté par le Shakhtar comme la saison dernière, les Madrilènes s’en sont toutefois sortis cette fois, grâce à un bijou de but collectif en deuxième période : Vinicius, encore lui, s’est offert un une-deux avec Casemiro avant de servir Benzema au point de pénalty (61e).

Avec ce doublé, l’international français a permis au club merengue de marquer ses 1000e et 1001e buts en C1, devenant la seule formation d’Europe à franchir cette barre : loin derrière le Real se trouvent le Bayern Munich (763) et le FC Barcelone, avec 654 buts marqués dans la reine des compétitions européennes.

A la 79e, Benzema a cédé sa place à Luka Jovic et a quitté le pelouse sous l’ovation d’un stade Bernabeu peu rempli, mais qui l’a chaudement applaudi. On l’a ensuite vu grimacer et appliquer de la glace sur l’aine droite, provoquant l’inquiétude des supporters.

Malgré cette petite alerte, ces deux buts relancent parfaitement le Français à quelques jours de rejoindre la sélection française pour la fenêtre internationale : préservé contre Elche ce week-end en Liga (succès 2-1), l’avant-centre n’avait plus marqué depuis la démonstration à l’aller chez le Shakhtar, en Ukraine, le 19 octobre (5-0).

Mercredi, les Madrilènes ont toutefois éprouvé largement plus de difficultés à contenir les hommes de Roberto De Zerbi. Longtemps tenus en échec à 1-1, et même mis en danger sur plusieurs occasions ukrainiennes, les joueurs de Carlo Ancelotti ont senti le souvenir de la terrible double déroute (3-2, 2-0) subie contre cette même équipe l’an passé en C1 refaire surface.

Mais avec un duo Benzema – Vinicius en forme, les Madrilènes, premiers du groupe D avec 9 points, ont chassé leurs cauchemars pour se rapprocher un peu plus de la qualification vers les 8es de finale.

Milan décroche son premier point, synonyme de (mince) espoir

Le point de l’espoir pour l’AC Milan, encore mathématiquement vivant en Ligue des champions: après trois revers, les Rossoneri ont montré du caractère mais dû se contenter d’un nul face au FC Porto (1-1) mercredi à San Siro.

D’abord malmenés par des Portugais agressifs et logiquement en tête à la pause grâce à Luis Diaz (6e), les Rossoneri se sont ensuite révoltés et égalisé grâce à un but contre son camp de Chancel Mbemba, sur un centre-tir de Pierre Kalulu (61e).

L’entrée de Zlatan Ibrahimovic, lancé dans le dernier quart d’heure à la place d’Olivier Giroud, n’aura pas suffi à offrir une première victoire aux Rossoneri.

Ce point leur permet de rester mathématiquement en course pour les huitièmes de finale de C1, même si l’espoir reste mince sachant qu’ils devront sans doute faire le plein contre les deux ténors de la poule, l’Atlético Madrid et Liverpool.

Le FC Porto, avec les quatre points pris dans leur double confrontation contre Milan, fait lui une bonne opération: l’équipe de Sergio Conceiçao est deuxième (5 pts), en attendant le déplacement des Colchoneros (4 pts) à Liverpool (9 pts) en soirée.

Décidément moins à son aise dès que résonne l’air de la Ligue des champions, Milan a rapidement cédé sur un nouveau but de Luis Diaz, déjà bourreau des Milanais à l’aller (1-0).

Les Portugais ont donné une leçon d’agressivité à leurs hôtes, pressant haut et empêchant Ismael Bennacer, coupable sur le premier but, et Sandro Tonali de soigner la relance.

Le gardien rossonero Ciprian Tatarusanu a même dû s’employer sur des têtes de l’excellent Marko Grujic (17e, 25e), avant d’être sauvé par sa barre sur une autre tête d’Evanilson (55e).

A la peine, avec beaucoup de déchet technique, Milan a attendu la fin de la première période pour exister enfin, avec une belle frappe d’Olivier Giroud et un arrêt non moins magnifique de Diogo Costa (33e).

Ce Milan enfin plus conquérant a logiquement égalisé à l’heure de jeu, grâce à ses Français Giroud et Kalulu qui ont poussé à la faute Mbemba.

Mais malgré le soutien de 40.000 supporters et l’entrée en jeu de « Ibra », ménagé en vue du derby de dimanche contre l’Inter, Milan a dû se contenter de ce point. Voilà « Ibra » et les siens condamnés à l’exploit.