ATP Rome: atterrissage en douceur pour Djokovic et Nadal (Mise à jour)

A moins de deux semaines de Roland-Garros exceptionnellement reprogrammé à l’automne, « Rafa » a vite levé les questions qui pouvaient se poser sur son état de forme en dominant facilement (6-1, 6-1) son compatriote Pablo Carreno (18e mondial), peut-être un peu fatigué par son magnifique parcours à l’US Open (demi-finaliste).

En quête d’un dixième sacre à Rome (en attendant de viser à Paris un vingtième Grand chelem pour rejoindre Roger Federer), le N.2 mondial a montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. Agressif sur son service et infatigable en défense, il n’a concédé qu’une balle de break (sauvée) à Carreno.

« C’est un come back très positif. Pablo était bien sûr probablement un peu fatigué par son très bon tournoi à New York, mais de mon côté, j’ai été solide, sérieux », a commenté Nadal.

Pointant la « folie » de ce calendrier de reprise après les mois de pause dus à la pandémie de coronavirus, avec coup sur coup l’US Open (qui s’est terminé dimanche) et Roland-Garros (à partir du 27 septembre), chacun précédé d’un Masters 1000 (Cincinnati et Rome), Rafael Nadal avait renoncé à la mini-tournée américaine.

Son dernier tounoi disputé (et gagné) remontait au tournoi d’Acapulco (Mexique) fin février.

« Djoker » gentleman

Novak Djokovic, en opération rachat après son geste d’humeur à New York synonyme de première défaite en 2020, a pour sa part affiché une sérénité à toute épreuve pour disposer de l’Italien Salvatore Caruso (6-3, 6-2).

Fair-play, solide, joueur, « Djoko », qui avait assuré lundi avoir retenu la « leçon » après son élimination pour avoir lancé involontairement une balle sur une juge de ligne, avait visiblement à coeur de montrer son meilleur visage.

Espiègle, une fois la qualification en poche, il a salué une foule imaginaire face aux gradins vides du court central en raisons des mesures sanitaires.

Le « Djoker » s’est montré plus gentleman que jamais, avec l’arbitre quand il descendait de sa chaise pour lui retirer un point qu’il pensait avoir obtenu, comme avec son adversaire qu’il a gratifié d’un pouce levé après une belle course.

Seul l’un des rares spectateurs, un membre de l’organisation un peu trop bruyant dans la tribune, lui a fait perdre son flegme au début du second set, alors qu’il venait de laisser filer plusieurs balles de break.

Halep sans trembler

« En fait, j’avais hâte de refaire un match officiel après ce qui est arrivé à New York », a commenté Djokovic en conférence de presse.

« Je n’avais aucun blocage psychique ou émotionnel à l’idée de jouer un match aujourd’hui. Au contraire, je me suis senti très à l’aise, tout a été très bien », a assuré le N.1 mondial, qui a développé un jeu solide, dans la lignée des Etats-Unis, où il a gagné le Masters 1000 de Cincinnati et faisait figure de favori à l’US Open avant sa sortie de route.

« Djoko », qui a disputé neuf finales à Rome (pour quatre titres), rencontrera au 3e tour son compatriote Filip Krajinovic (29e mondial).

L’atterrissage post-US Open a été plus douloureux pour le Grec Stefanos Tsitsipas, tête de série N.3, sorti d’entrée par le jeune Italien Jannik Sinner (1-6, 7-6, 2-6).

« Quand vous êtes jeunes, vous pouvez progresser beaucoup », a observé Sinner, 19 ans, qui l’an dernier à Rome avait perdu au 2e tour face au même Tsitsipas.

Chez les dames, la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1, n’a pas tremblé pour son entrée en lice face à l’Italienne Jasmine Paolini, 99e mondiale.

Pas plus que la Bélarusse Victoria Azarenka, déjà à l’aise sur la terre battue romaine quatre jours après sa défaite en finale de l’US Open, face à l’Américaine Venus Williams (7-6, 6-2).