Allemagne – Italie : Comment Donnarumma s’est fait piéger de manière invraisemblable par Kimmich et Musiala

Tout gardien de but au monde devrait se farcir chaque matin, en accompagnement de ses céréales, 25 ralentis de la mésaventure de Marc-André ter Stegen, un soir de printemps 2019 à Anfield. En zappant un habile corner de Trent Alexander-Arnold joué à toute vitesse vers l’improbable héros des Reds Divock Origi, le gardien allemand avait plombé le Barça. Faciles vainqueurs de la demi-finale aller de Ligue des champions (3-0), les Catalans avaient ainsi écrit l’une des pires pages de leur histoire, en se faisant renverser par un Liverpool B (4-0) filant vers le sacre suprême.
Une action qui a traumatisé tous les gardiens de la planète depuis six ans. Tous, sauf un irréductible Romain. Habitué à d’étonnantes erreurs fatales, que ce soit avec la Nazionale ou au Paris Saint-Germain, malgré sa récente masterclass à Anfield (tiens tiens), Gianluigi Donnarumma nous a offert dimanche un remake encore plus savoureux de cette boulette de déconcentration/non-replacement dans le but.
Réalisateur TV et « Gigio » piégés par un duo de filous
Le contexte : grosse affiche de Ligue des nations avec un quart de finale retour disputé à Dortmund. L’Allemagne a remporté l’aller en Italie (1-2) et vient d’ouvrir la marque sur un penalty de Joshua Kimmich (1-0, 30e). Les joueurs de Luciano Spalletti sont alors au bord de l’élimination. Le genre de période où il faut faire le dos rond jusqu’à la pause avant de tenter d’amorcer une remontée.
Ça tombe bien, c’est le moment que choisit « Gigio » Donnarumma pour jouer les tauliers, avec une claquette impeccable sur un gros coup de tête de Tim Kleindienst (36e). Le ballon file en corner… et but cinq secondes plus tard ! Pardon ? Et oui, si le réalisateur TV a au départ été autant battu que le dernier rempart du PSG (et toute son équipe, soyons honnêtes), le ralenti nous permet de mieux comprendre l’ampleur des dégâts.
Folle remontée italienne en seconde période
Joshua Kimmich s’est précipité au point de corner, et grâce à un ramasseur de ballons bien formé, il l’a joué comme Trent Alexander-Arnold. A une différence près, c’est qu’à la réception, Jamal Musiala avait carrément tous ses adversaires… derrière lui, Donnarumma y compris, afin d’inscrire l’un des buts les plus faciles de sa carrière (2-0, 36e). Perché, perché, perché ???
On voit sur les images notre « Gigio » s’éloigner de sa ligne pour engueuler sa défense ou réclamer quelque chose à l’arbitre Szymon Marcianiak, les deux versions étant plausibles. Toujours est-il qu’il n’a vu que du feu à la combinaison de filou Kimmich-Musiala, qui reste une image rarissime dans un match d’un tel niveau.
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Au fait, après avoir subi un troisième but de Tim Kleindienst juste avant le repos (3-0, 45e), l’Italie s’est offert une folle remontée grâce à Moise Kean (49e, 69e) et Giacomo Raspadori (3-3, 90e+5), n’échouant qu’à un but de la prolongation. Doublement rageant au vu de ce deuxième but cadeau, nope ?