Agression de Hamraoui: son ancienne coéquipière Aminata Diallo de nouveau en garde à vue

Aminata Diallo, sans club depuis sa fin de contrat au PSG, avait déjà été placée en garde à vue dans cette affaire en novembre 2021, avant de ressortir libre, sans charge retenue contre elle.

Selon le parquet de Versailles, contacté par l’AFP, il reste « environ huit heures » à effectuer sur cette garde à vue entamée en novembre, limitée légalement à 48 heures au total. Elle l’effectue dans les locaux de la police judiciaire de Versailles.

Contacté par l’AFP, l’avocat d’Aminata Diallo, Mourad Battikh, n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat.

Cette nouvelle interpellation fait suite à l’arrestation de quatre hommes mercredi et jeudi en région parisienne.

Trois d’entre eux, entendus par la police depuis mercredi matin, devaient être déférés et présentés à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen vendredi matin, a précisé le parquet de Versailles.

Selon plusieurs sources, ils ont reconnu leur présence sur les lieux de l’agression.

Toutes ces arrestations interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées ».

Après l’agression à coups de barre de fer de Kheira Hamraoui, 32 ans et 39 sélections en équipe de France, l’hypothèse d’une rivalité entre les deux joueuses du Paris Saint-Germain, qui évoluent au même poste de milieu de terrain, avait été, dans un premier temps, envisagée.

Aminata Diallo et l’un de ses amis, incarcéré à Lyon, avaient été placés en garde à vue mais aucune charge n’avait finalement été retenue contre eux.

Aminata Diallo a toujours vivement contesté être impliquée.

Le 4 novembre 2021, Kheira Hamraoui avait été agressée à coups de barres de fer et frappée sur les jambes par deux hommes, devant Aminata Diallo, alors qu’elles rentraient en voiture d’un dîner d’équipe.

La joueuse avait été ensuite conduite à l’hôpital pour recevoir des points de suture.

« Guet-apens »

« J’ai vécu un vrai guet-apens. Ces individus m’attendaient derrière un camion. Ils étaient au bon endroit, au bon moment. Comment ont-ils pu être si bien renseignés? C’est autant de questions sans réponse encore aujourd’hui », avait-elle déclaré au journal L’Equipe en juin.

Cette affaire avait totalement déstabilisé le vestiaire du PSG et eu un impact négatif sur les performances sportives des deux joueuses.

La relation de Hamraoui avec plusieurs de ses coéquipières, notamment Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, s’était fortement dégradée, ces dernières lui reprochant la première garde à vue d’Aminata Diallo.

Au printemps, le conseil d’Hamraoui avait alerté le PSG sur « une campagne de harcèlement et de dénigrement » menée par plusieurs joueuses contre sa cliente.

Dans un courrier envoyé au club, il accusait Aminata Diallo d’avoir, au cours de la saison, « interpellé » le garde du corps de Kheira Hamraoui pour « menacer » cette dernière ou encore de l’avoir directement « insultée ».

Sous contrat avec le club parisien jusqu’en juin 2023, Hamraoui est tenue à l’écart du groupe professionnel depuis le début de la saison 2022-2023.

Une situation qu’elle a fait constater par un huissier durant un entraînement la semaine passée.

L’ancienne Barcelonaise « veut honorer la dernière année de son contrat: elle restera Parisienne cette saison », a insisté son entourage auprès de l’AFP après les déclarations de la directrice sportive adjointe du PSG féminin, Sabrina Delannoy.

Au micro de Canal +, elle avait dit: « Hamraoui ne fait pas partie des projets sportifs du PSG et ça restera comme ça pour toute la saison ».