24H du Mans: Toyota double, Vandoorne 20e Belge sur le podium absolu (Mise à jour)

Omnisports

Victoire et titre mondial pour Fernando Alonso, Sebastien Buemi et Kazuki Nakajima. José-Maria Lopez fait perdre la N°7 partagée avec Mike Conway et Kamui Kobayashi en crevant à une heure de l’arrivée. Coup d’essai coup de maître pour Stoffel Vandoorne, 20e Belge à monter sur le podium général au volant de sa BR1-AER SMP.

Disputée devant 252.500 spectateurs, la 87e édition des 24H du Mans ne restera pas dans les annales. Si ce n’est peut-être pour le record du tour en course signé dès le quatrième passage par Mike Conway sur la Toyota N°7.

Comme l’an dernier, sans réelle concurrence à son niveau, l’usine japonaise, la seule encore engagée en LMP1, a fait parfaitement le job. Les deux TS050 ont tourné comme des doubles horloges. Sur la vitesse de l’équipage et peut-être une prise de risques un peu plus grande, la N°7 semblait avoir fait la différence et possédait près d’un tour d’avance sur la voiture soeur quand, à une heure de l’arrivée, coup de théâtre, José-Maria Lopez sortait un peu large, crevait et devait boucler quasi tout un tour au ralenti. La deuxième erreur durant cette course de l’Argentin coûtant cette fois, pour un peu moins de 17 secondes, la victoire à sa voiture et ses équipiers, sans doute les deux plus rapides des pilotes Toyota. Ce n’est toutefois pas la première fois que ce n’est pas l’équipage le plus vite qui gagne Le Mans.

Six tours derrière les deux inaccessibles Toyota, Stoffel Vandoorne a profité de la sortie de route de la voiture soeur alors pilotée par le jeune Egor Orudzhev et des ennuis mécaniques coûtant quelques tours aux deux Rebellion (4e et 5e) pour atteindre son objectif et monter sur la troisième marche du podium.

Cent et deuxième Belge à prendre part au double tour d’horloge manceau, notre ex-pilote de F1, incontestable meilleur rookie de l’épreuve et meilleur pilote de l’équipage formé avec le Russe Vitaly Petrov (décevant surtout de nuit) et Michael Aleshin, est aussi le 20e à monter sur le podium absolu. Cela faisait dix-huit ans, depuis la 3e place d’Eric Van de Poele sur la Bentley usine, que cela n’était plus arrivé. Chapeau aussi à l’équipe SMP ART, la BR1-AER n’ayant quasi rencontré aucun souci durant vingt-quatre heures.

Sixième au classement général et première en LMP2, Alpine, déjà vainqueur sur tapis vert l’an dernier suite au déclassement de l’Oreca G-Drive, c’est cette fois imposée sur la piste. Un grand bravo à ses pilotes Nicolas Lapierre, André Negrao et Pierre Thiriet vainqueurs avec un tour d’avance sur l’Oreca-Gibson Jackie Chan DC Racing d’Ho-Pin Tung, Gabriel Aubry et Stéphane Richelmi.

Pas de réussite par contre pour nos compatriotes en GTE-Pro. Dès la fin de son premier relais, Maxime Martin, en difficulté avec l’exploitation de ses pneus, a compris que ce n’est pas encore cette année qu’Aston Martin renouerait avec le succès. Le Bruxellois, encore affecté par une sortie de route durant la nuit de son équipier Alex Lynn, termine 47e et dernier de classe.

Quant à Laurens Vanthoor, il a mené la catégorie jusqu’à quatre heures du matin grâce notamment à deux magnifiques triples relais lors desquels il était régulièrement le plus rapide en piste dans sa catégorie. Hélas, un échappement cassé sur sa Porsche lui a coûté cinq tours et tout espoir de podium. Mais heureusement, 30e et 10e de classe, ses équipiers Kevin Estre et Michael Christensen ont tout de même été sacrés champion du monde. Avec la contribution de Laurens lors de leur succès ici l’an dernier.

Clairement la plus disputée, la catégorie GTE-Pro a vu une demie douzaine de leaders différents, la palme revenant finalement à la Ferrari 488 AF Corse de James Calado, Alessandro Pie Guidi et Daniel Serra, 49 secondes devant la Porsche 911 de Fred Makowiecki, Gianmaria Bruni et Richard Lietz, la voiture soeur de Earl Bamber, Nick Tandy et Patrick Pilet complétant le podium.

Pour être complet, on signalera encore la victoire en GTE-AM de la Ford Keating Motorsport de Jeroen Bleekemolen, Ben Keating et Felipe Fraga et la 11e place dans cette classe de l’équipage 100% féminin, avec Manuela Gostner, Rahel Frey et Michelle Gatting, 41e au général sur la Ferrari Kessel.


Le classement final :

1. Nakajima-Alonso-Buemi (Jap-Esp-Sui/Toyota TS050) 385 tours ;
2. Conway-Kobayashi-Lopez (GB-Jap-Arg/Toyota TS050) à 16.972 ;
3. VANDOORNE-Petrov-Aleshin (BEL-Rus-Rus/BR1-AER SMP) à 6 tours ;
4. Senna-Lotterer-Jani (Bré-All-Sui/Rebellion-Gibson) à 9t ;
5. Laurent-Menezes-Berthon (Fra-USA-Fra/Rebellion-Gibson) à 15t ;
6. Lapierre-Thiriet-Negrao (Fra-Fra-Bré/Alpine-Gibson) à 17t (1ers LMP2) ;
7. Tung-Richelmi-Aubry (Chi-Mon-Fra/Oreca-Gibson Jackie Chan DC) à 18t ;
8. Duval-Perodo-Vaxivière (Fra/Oreca-Gibson TDS Racing) à 19t ;

20. Calado-Pier Guidi-Serra (GB-Ita-Bré/Ferrari 488) à 43t (1ers GTE-Pro)…
30. Estre-Christensen-VANTHOOR (Fra-Nor-BEL/Porsche 911 RSR) à 48t (10e GTE-Pro) ;
32. Bleekemolen-Keating-Fraga (P-B-USA-Bré/Ford GT) à 51t (1ers GTE-Am) ;
47. MARTIN-Adam-Lynn (BEL-GB-GB/Aston Martin Vantage) à 60t