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Tom Morello accuse l’administration Trump d’appliquer une doctrine nazie.

Tom Morello a dénoncé l’administration Trump pour avoir utilisé un slogan qu’il associe à la propagande nazie, en référence au massacre de Lidice en 1942. Le DHS a réagi en déclarant : « Qualifier tous ceux que vous n’aimez pas de « propagande nazie » est fatigant. »


Tom Morello ne pouvait pas ignorer un événement aussi marquant. Le guitariste de Rage Against the Machine a tenu à critiquer l’administration Trump, qu’il accuse d’avoir récupéré une idée de propagande nazie.

Dans une photo publiée sur Instagram, Kristi Noem, secrétaire du Département de la Sécurité intérieure, se tient derrière un podium sur lequel figure la phrase « One of ours, all of yours » (« Un des nôtres, tous les vôtres »). Pour Tom Morello, ce slogan est l’expression la plus évidente d’une idéologie totalitaire, renvoyant à la politique nazie de punition collective, notamment au massacre de Lidice en 1942, où tous les habitants d’un village tchèque ont été exterminés après la mort d’un officier SS.

« Si vous êtes encore MAGA après ÇA, vous avez fait un choix irrévocable », a écrit le musicien dans une Story Instagram, appelant les électeurs de Donald Trump à une urgente introspection.

La conférence de presse de Kristi Noem a eu lieu le lendemain de la mort de Renee Nicole Good, une citoyenne américaine tuée par un agent de l’ICE à Minneapolis. La scène, filmée, a choqué au-delà des frontières américaines, et beaucoup l’ont considérée comme un simple meurtre, car l’agent a tiré quatre balles sur la mère de famille, qui n’apparaissait à aucun moment comme une menace, tentant de fuir avec son véhicule.

Depuis cet incident, les représentants de l’administration Trump font preuve de mauvaise foi pour soutenir le contraire, affirmant que l’agent était en légitime défense et qu’il avait même été blessé. Dans ce contexte, le slogan remarqué par Tom Morello en arrière-plan des interventions de la secrétaire du Département de la Sécurité intérieure rend la situation encore plus difficile à accepter pour lui.

Loin de reconnaître la gravité des accusations de l’artiste, le DHS (Department of Homeland Security) a répondu avec indifférence. Dans un communiqué diffusé par Billboard, l’administration a déclaré : « Qualifier tous ceux que vous n’aimez pas de ‘propagande nazie’ est fatigant. Le DHS continuera d’utiliser tous les outils pour communiquer avec le peuple américain. »

Pour conclure, Tom Morello a choisi de citer Ernest Hemingway, extrait de *Pour qui sonne le glas*, qu’il a associé à la photo du slogan « Fuck Trump » collé au dos de sa guitare : « Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas qu’ils sont fascistes, mais ils le découvriront le moment venu. »