Serge Teyssot-Gay, ex-Noir Désir, réagit au documentaire « De rockstar à tueur : le cas Cantat »

De rockstar à tueur : le cas Cantat apporte une lecture nouvelle des événements qui ont amené à la mort de Marie Trintignant, sous les coups du leader de Noir Désir, condamné pour « meurtre commis en cas d’intention indirecte indéterminée », et plus tard, le suicide de la mère de ses deux enfants, Krisztina Ràdy.
Depuis la diffusion de la série documentaire sur Netflix, les témoins de l’époque, qui s’étend du meurtre de l’actrice à Vilnius en 2003 au décès par pendaison de l’ancienne directrice culturelle de l’Institut hongrois de Paris le 10 janvier 2010, sont à nouveau sollicités. Et le guitariste Serge Teyssot-Gay, qui avait annoncé quitter Noir Désir cette même année, a brisé le silence avec un message sur Facebook.
En 2017, le musicien avait déjà été sollicité dans le cadre de l’enquête menée par la journaliste du Point, Anne-Sophie Jahn, laquelle est d’ailleurs également coréalisatrice du documentaire Netflix.
Il avait renvoyé vers le communiqué transmis à l’AFP en 2010. Il y expliquait son départ du groupe par des « désaccords émotionnels, humains, et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d’indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années ». En 2025, rien n’a changé.
Une omerta choquante
Le guitariste estime donc avoir tout dit, malgré les nouveaux éléments dévoilés dans le documentaire, notamment à propos de l’existence d’un dossier juridique qui porterait sur des faits de violence commis par Bertrand Cantat sur Krisztina Ràdy. La mère des enfants du chanteur avait témoigné, au procès pour la mort de Marie Trintignant, n’avoir jamais été victime de violence de la part de son ex-époux.
« Puisqu’on me re-re-somme de m’exprimer », écrit-il sur Facebook en réintroduction du message par lequel il annonçait déjà huit ans plus tôt : « Je ne rajoute ni n’en retranche rien. Et ne prendrai plus la parole à ce sujet, inutile de me solliciter ».
Lio, amie proche de Marie Trintignant, a toujours estimé que Bertrand Cantat avait été protégé par son clan, le groupe en première ligne, et a toujours dénoncé l’idée d’un crime par passion ou par amour. « L’amour n’apporte pas la mort », martelait-elle déjà en 2006 dans Tout le monde en parle.
Si la chanteuse, endeuillée récemment par la mort de son fils, a choisi de garder le silence pour le moment, elle partage sur son compte Instagram certains posts d’internautes tels que des extraits de cette fameuse émission de Thierry Ardisson, où elle a été la première à dénoncer le renversement du statut de victime. « On ne lui a pas volé son amour, il l’a tué », ajoutait-elle encore à l’époque, sans aucun soutien de quiconque.
Les remerciements ont fait aujourd’hui place aux accusations d’hystérie auxquels Lio a dû faire face depuis sa prise de parole. Quant à Bertrand Cantat, il continue sa carrière en solo et remplit les salles.