Quarante ans après la mort de Daniel Balavoine, sa sœur dévoile la vérité.
Daniel Balavoine a perdu la vie à l’âge de 33 ans, le 14 janvier 1986, dans un accident d’hélicoptère au Mali, en marge du Paris-Dakar. Selon sa sœur Claire Balavoine, il « ne voulait pas monter dans cet hélicoptère » car il « avait très peur de l’avion et des airs ».

Aujourd’hui marque le quarantième anniversaire de la mort du chanteur Daniel Balavoine, décédé à l’âge de 33 ans dans un tragique accident d’hélicoptère, lors du Paris-Dakar, au Mali. Ce 14 janvier 1986, l’interprète de L’Aziza s’est installé aux côtés du motard Thierry Sabine dans l’appareil pour participer à une mission humanitaire au Mali.
C’était son « baptême de vol » en hélicoptère, une expérience qu’il avait fortement sollicitée, et le photographe Yann Arthus-Bertrand avait accepté de lui céder sa place, prenant un vol commercial à la place. Cependant, selon sa sœur Claire Balavoine, « Il ne voulait pas monter dans cet hélicoptère ».
La peur de dire non
Dans une interview accordée à Sud-Ouest le 10 janvier, elle a précisé que son frère « avait très peur de l’avion et des airs ».
Ce jour-là, les conditions météorologiques étaient catastrophiques (une tempête de sable touchait la région) et une succession de mauvaises décisions ont conduit à la tragédie aérienne. L’interprète de Tous les cris les S.O.S. n’a pas suivi son intuition, et sa sœur explique ce choix : « Par crainte de passer pour une mauviette, il n’a pas osé dire non ».
La présidente de l’association qui continue de travailler pour l’autosuffisance alimentaire au Mali exprime sa colère contre « cette connerie d’éducation à l’ancienne » qui enseigne qu’un « homme n’a pas le droit de dire qu’il a peur ». L’auteur-compositeur et interprète, qui avait écrit pour Johnny Hallyday Je ne suis pas un héros et l’avait interprété par la suite, n’aurait pas pu se défaire de ces stéréotypes machistes. Ou bien a-t-il tenté de surmonter sa peur ?

