Prédisposé à la maladie d’Alzheimer, Chris Hemsworth se met en pause du cinéma

« Vivre mieux plus longtemps. » Voilà le slogan de la série National Geographic, Limitless with Chris Hemsworth, dans laquelle l’incarnation musculeuse de Thor pour Marvel passe une série de tests et relève des challenges dans le but « d’apprendre comment prolonger notre santé, notre force et notre intellect jusqu’à un âge avancé. »

Dans ce cadre, des examens médicaux ont révélé qu’il avait hérité de ses deux parents deux gènes ApoE4, comme seulement 2 à 3 % de la population mondiale. Une rareté qui constituait « sa plus grande peur », puisqu’elle le prédispose dix fois plus que les autres à la maladie d’Alzheimer.

« Ce n’est pas un gène prédéterminant, mais une forte indication, a déclaré la star de 39 ans à Vanity Fair. Il y a dix ans, je pense qu’on le considérait plutôt comme déterminant. » Une mise en garde qui l’a poussé à prendre une grande décision : se mettre en pause du cinéma. « Ce n’est pas comme si j’avais ma démission, mais cela a vraiment déclenché quelque chose en moi qui m’a poussé à vouloir prendre du temps libre. Avec la maladie d’Alzheimer, l’avantage des mesures préventives, c’est que cela affecte le reste de votre vie. Il s’agit de la gestion du sommeil, de la gestion du stress, de la nutrition, du mouvement, de la forme physique. Ce sont en quelque sorte les mêmes types d’outils qui doivent être utilisés de manière cohérente. »

En révélant les risques qu’il encourt et dont souffre son grand-père, Chris Hemsworth se défend d’avoir « voulu manipuler, dramatiser, essayer de susciter l’empathie ou divertir », mais juste de faire prendre conscience au grand public de l’importance des tests sur les prédispositions génétiques. Ensuite, il va profiter de l’existence, sans se fixer de date de retour au cinéma : « Je vais avoir pas mal de temps libre, et ça va tout simplifier. Je serai avec les enfants et ma femme. » Jouer les super-héros, c’est peut-être donc fini pour lui.