Michel Cymes évoque son diagnostic tardif de TDAH
Michel Cymes a appris vers 55 ans qu’il était atteint du Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un trouble dont il ignorait le diagnostic jusqu’à ce qu’un collègue lui en parle. L’animateur de 68 ans a déclaré que cet état l’a aidé à mieux comprendre certains aspects de sa personnalité, tout en le qualifiant de « force » plutôt que de « handicap ».
Michel Cymes a découvert plus tard que ses fils souffraient du Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un trouble du neurodéveloppement qui se manifeste, selon le site d’Ameli, par des difficultés de concentration, une hyperactivité motrice et une impulsivité. Le médecin n’était pas au courant de ce diagnostic jusqu’à ce qu’un collègue, qui suivait ses fils pour le même trouble, l’interroge à ce sujet.
« Je l’ai appris de façon totalement fortuite », a-t-il déclaré au magazine Gala. « J’ai deux garçons qui sont TDAH et qui étaient suivis par le docteur Olivier Revol, avec qui j’ai d’ailleurs coécrit un livre. » Lorsque son collègue lui a demandé de partager son expérience dans le cadre de ses recherches pour un livre sur le TDAH chez les adultes, Michel Cymes a été surpris. « Je ne comprends pas… Il éclate de rire », se souvient-il, précisant qu’il ignorait qu’il était concerné.
### « Tout s’est éclairé »
« J’ai ensuite passé des tests qui ont confirmé qu’il fallait creuser davantage. Et le diagnostic est tombé : j’étais TDAH. Je l’ai appris vers 55 ans », a-t-il résumé. Bien que ce diagnostic n’ait pas « bouleversé sa vie » ou répondu à des « questions » qu’il ne se posait pas, Michel Cymes a eu une meilleure compréhension de certains aspects de sa personnalité. « Ma scolarité, mes difficultés de concentration, le fait qu’au bout de trente minutes de réunion je décroche, mon impulsivité, ces 15.000 idées à la seconde… Tout s’est éclairé », a-t-il détaillé.
Avec cette condition, qu’il perçoit plutôt comme « une force » qu’un « handicap », Michel Cymes a également appris à être plus indulgent envers lui-même. « Je suis passé d’un bouillonnement épuisant à un bouillonnement créatif et productif. Et surtout, cela m’a rendu plus tolérant envers moi-même », a-t-il confié, bien que ce « moteur » rapide et constant puisse encore être « fatigant » au quotidien. « Au moins je sais pourquoi je suis comme ça », a-t-il ajouté, recommandant « le sport » à ceux qui sont, comme lui, TDAH, pour « évacuer le trop-plein d’énergie ».

