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Maïtena Biraben diagnostiquée sur le spectre de l’autisme : chagrin immense.

Maïtena Biraben a eu « la sensation d’être différente, d’être à part » pendant « 28 ans ». La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a lieu chaque année le 2 avril.

Durant « 28 ans », Maïtena Biraben a ressenti « la sensation d’être différente, d’être à part », se trouvant dans l’incapacité de « rejoindre les autres, rentrer en contact ». C’est un paradoxe pour une figure de la télévision qui a construit sa carrière en interviewant autrui, et qui a trouvé une réponse l’année dernière dans le cabinet d’une psychologue clinicienne et d’un psychiatre.

« Ça s’est brisé en moi »

Après avoir échangé avec une internaute lors d’un live Instagram pour sa plateforme Mesdames, Maïtena Biraben a pu retracer son parcours et saisir pourquoi beaucoup la percevaient comme « hyper cassante », alors qu’elle se sentait au fond « Boucle d’or ».

« Je la voyais bouger, rien n’allait et tout était familier. Avant même qu’elle ouvre la bouche, […] je me suis sentie très proche d’elle. Florence a pris la parole et a dit « Bonjour, je suis HPI et je suis autiste ». Et là, ça s’est brisé en moi. Je me suis dit Mais c’est ça », raconte Maïtena Biraben dans un extrait de son programme intitulé Séquence Déclic.

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L’ancienne animatrice du Grand Journal a ensuite entrepris des recherches qui l’ont menée jusqu’au cabinet d’un médecin.

Pouvoir « rejoindre les autres »

« Ce n’est pas moi, je ne me lève pas un matin en me disant « Tiens, je suis autiste, je vais le dire à tout le monde ». Non. J’ai passé des tests avec une psychologue clinicienne qui ont été validés par un psychiatre. Donc c’est un diagnostic que j’ai obtenu », précise-t-elle.

Ce diagnostic a agi comme une forme de libération : « Il me fait du bien. Il m’aide à me comprendre, il m’aide à expliquer aux autres quelles sont mes limites ». Il explique également ce qui pourrait sembler paradoxal, à savoir qu’elle exerce un métier de communication depuis plus de trente ans tout en étant sur le spectre de l’autisme.

« Sur un plateau de télé, il y a un conducteur qui indique : on commence par ça, ensuite on fait ça, ensuite on va là, ensuite on dit ça. C’est le paradis pour une autiste », souligne Maïtena Biraben, qui pense que, en raison de sa condition, elle a « posé les questions que les autres ne se posaient pas » à ses invités au cours des différentes émissions qu’elle a présentées.

En rendant public son diagnostic d’autisme, elle souhaite montrer « qu’on peut y arriver » et « sortir de cet immense chagrin qui consiste à ne jamais pouvoir rejoindre les autres ». La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme est célébrée chaque année le 2 avril.