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Julio Iglesias : Demande de classement de la plainte pour délits sexuels.

Julio Iglesias a demandé le classement de la plainte déposée par deux ex-employées, estimant que la justice espagnole n’était pas compétente, dans un document transmis lundi 19 janvier 2026 par son avocat. Les deux plaignantes, qui ne sont pas espagnoles et ne résident pas non plus en Espagne, ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier 2026, assurant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias.


Il passe à l’offensive : accusé de délits sexuels, le chanteur espagnol Julio Iglesias, icône mondiale des années 1970 et 1980, a demandé le classement de la plainte formulée par deux anciennes employées, arguant que la justice espagnole n’était pas compétente. Cette requête a été transmise lundi 19 janvier 2026 par son avocat.

« Le ministère public […] doit déclarer, sans autre formalité, l’absence de compétence juridictionnelle espagnole pour les faits dénoncés, classer immédiatement l’enquête préliminaire et mettre fin à la campagne médiatique causant un grave préjudice à la réputation » du chanteur de 82 ans, a écrit José Antonio Choclán dans ce document adressé au parquet de l’Audience nationale, juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, et consulté par l’AFP.

Deux anciennes employées de la star ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier 2026, affirmant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias qui, selon elles, abusait de son pouvoir auprès d’employées souvent jeunes et en situation de précarité. L’une d’entre elles a également décrit aux médias ayant révélé l’affaire des faits pouvant être qualifiés de viols.

L’avocat du chanteur, qui a construit sa renommée sur son image de séducteur, souligne que « les faits dénoncés se seraient produits entre janvier et octobre 2021 dans les résidences que M. Iglesias possède en République dominicaine et aux Bahamas, et non en Espagne », ajoutant que les plaignantes ne sont pas espagnoles et ne résident pas en Espagne.

Il précise également que les délits doivent, selon lui, être « poursuivis sur le lieu de commission » ; si cela n’est pas possible, ils « pourraient, éventuellement, être poursuivis en Espagne ».

Le parquet espagnol ne peut « s’arroger un pouvoir unilatéral pour se transformer en procureur universel, les tribunaux espagnols non plus, et il n’est pas possible non plus qu’il soit accordé à la victime un droit d’option sur la juridiction qui lui serait la plus commode », a-t-il écrit.

Les ONG Women’s Link Worldwide et Amnesty International, qui soutiennent les deux plaignantes, avaient précisé que la plainte avait été déposée en Espagne car la législation y est plus favorable pour ce type d’affaires.

Les deux plaignantes doivent prochainement être entendues par la justice espagnole, qui leur « a accordé le statut de témoins protégés », selon ces associations.

Né en 1943, Julio Iglesias, interprète de Je n’ai pas changé ou Pauvres diables (Vous, les femmes), avait vu sa carrière décoller dans les années 1970 et est devenu l’artiste hispanophone – et l’Espagnol – ayant vendu le plus de disques dans le monde, avec des centaines de millions d’albums écoulés.