Julia Roberts juge qu’un remake de « Pretty Woman » est impossible aujourd’hui.
Julia Roberts a déclaré qu’il serait « impossible » pour elle de rejouer dans le film Pretty Woman, qu’elle a mentionné avoir propulsée au firmament hollywoodien en 1990. Elle a également estimé que l’évolution culturelle de la société rendait toute relecture contemporaine de l’histoire « inimaginable ».
Julia Roberts a mis fin à toute possibilité d’un éventuel remake de *Pretty Woman*. L’actrice de 58 ans estime qu’il serait tout simplement « impossible » pour elle de rejouer dans le film qui l’a propulsée au sommet d’Hollywood en 1990. « J’ai trop d’années derrière moi désormais et tout le poids du monde qui va avec pour pouvoir me laisser porter dans un film comme celui-là », a-t-elle déclaré à *Deadline*.
Cependant, au-delà de son propre parcours, c’est surtout l’évolution culturelle de la société qui rend, selon elle, toute relecture contemporaine inimaginable. « Il serait impossible de jouer quelqu’un d’aussi innocent, d’une certaine manière », a-t-elle expliqué. « C’est drôle de dire ça à propos d’une prostituée, mais je pense qu’il y avait une véritable innocence en elle, une sorte de… Je suppose que c’est juste le fait d’être jeune. »
### Un conte de fées devenu anachronique
Lorsqu’on l’interroge sur la manière dont serait reçue aujourd’hui une histoire de travailleuse du sexe « sauvée » de la pauvreté par un homme riche, Julia Roberts admet que les époques changent.
« Quand il y a un tel passage de temps et des évolutions culturelles… Pensez à tous les films et pièces des années 20, 30 et 40 : Vous les regarderiez maintenant et vous vous diriez juste : « Comment les gens peuvent-ils dire ces choses, faire ces choses ? » », a-t-elle illustré, citant au passage *Autant en emporte le vent* et ses représentations problématiques de l’esclavage comme exemple parfait de ce décalage temporel. Ainsi, pour Julia Roberts, *Pretty Woman* doit rester tel qu’il est, c’est-à-dire un produit de son époque, avec tout ce qu’elle a d’inadmissible pour le spectateur d’aujourd’hui.

