James Cameron ne cache pas son inquiétude face à la fusion Warner-Netflix.
En décembre, Netflix a annoncé son intention d’acquérir Warner Bros. Discovery dans le cadre d’une méga-opération évaluée à un peu moins de 83 milliards de dollars. James Cameron a exprimé dans une lettre à Mike Lee que la vente proposée de Warner Bros. Discovery à Netflix serait désastreuse pour l’activité cinématographique en salle.
Alors que les projets de fusion entre Netflix et Warner Bros. Discovery se concrétisent, des inquiétudes émergent et la colère monte dans l’industrie du cinéma traditionnel. En décembre, la plateforme de streaming a fait part de son intention d’acquérir Warner Bros. Discovery dans le cadre d’une opération évaluée à près de 83 milliards de dollars.
James Cameron a exprimé ses préoccupations dans une lettre adressée la semaine dernière au sénateur Mike Lee, président de la sous-commission sénatoriale sur l’antitrust, la politique de concurrence et les droits des consommateurs.
Pertes d’emplois en prévision
Le réalisateur redoute que le cinéma en salle ne devienne un « navire en perdition », entraînant d’importantes pertes d’emplois et une diminution du nombre de films produits.
« Je crois fermement que la vente proposée de Warner Bros. Discovery à Netflix sera désastreuse pour l’activité cinématographique en salle à laquelle j’ai consacré le travail de ma vie », a déclaré celui qui souligne que même si ses films finissent sur les plateformes de streaming, son « premier amour est le cinéma ».
Dans la lettre, obtenue par CNBC, le cinéaste critique « le modèle économique de Netflix », qui serait « en contradiction directe avec la production et l’exploitation de films en salle, qui emploient des centaines de milliers d’Américains ». « Il est donc en contradiction directe avec le modèle économique de la division cinéma de Warner Bros., l’un des derniers grands studios de cinéma », argue-t-il avec fermeté.
Le réalisateur d’Avatar ne se laisse pas convaincre par la promesse du PDG de Netflix, Ted Sarandos, de projeter les films dans les salles de cinéma pendant au moins 17 jours, un délai « ridiculement court », et dans un « nombre symbolique de salles » qui seraient selon lui uniquement dédiées à la sélection pour les récompenses. Mike Lee a répondu à CNBC qu’en réponse aux préoccupations « des acteurs, des réalisateurs et d’autres parties intéressées », il a « hâte d’organiser une audition de suivi pour aborder ces questions ».

