Extrême-onction de Johnny Hallyday : le prêtre dénonce l’attitude de Laeticia

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Le prêtre Alain de La Morandais fait des révélations dans ses mémoires qui sortent ce 14 mars.

L’Idole des jeunes a rendu son dernier souffle le 5 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette. Appelé dans la nuit, c’est le prête Alain de La Morandais qui a été chargé de donner l’extrême onction à Johnny Hallyday. Et l’attitude de sa veuve lui est resté en le travers de la gorge comme il le révèle dans son livre « Jouer le jeu avant la dernière partie », dont L’Express a publié les bonnes feuilles.

« Il faut nous aider »

« Nuit du 6 décembre 2017. Il est 2 heures du mat’, je suis encore réveillé lorsque le téléphone sonne. Le Pr Khayat m’annonce la mort de Johnny et me demande de venir à la maison du chanteur. Laeticia est effondrée. Je la serre dans mes bras, elle est comme une feuille d’automne toute tremblante. Dans sa chambre, le gisant est couché, la tête bandée, menton relevé comme un Christ de Mantegna. Des femmes veillent. Elles se retirent et je me mets à genoux, recueilli. Le manager est là, silencieux, larmes aux yeux », décrit l’homme d’Eglise.

Peu après, Laeticia Hallyday lui parle des obsèques à venir. La femme du rockeur lui explique qu’il souhaitait être enterré à Saint-Barth’, mais qu’il faut faire « quelque chose à Paris ». « Il faut nous aider », insiste-t-elle. « Bien sûr. Pas cette semaine puisque l’enterrement de Jean d’Ormesson est prévu vendredi aux Invalides… Le mieux serait Saint-Eustache : c’est grand, une référence musicale, le curé est accueillant, il y a beaucoup de parkings autour. Ou alors, à Bercy  ? », lui répond alors le prête. Elle lui promet lui donner rapidement une réponse.

Sans nouvelles

C’est finalement dans la presse qu’Alain de La Morandais apprendra que la cérémonie aura lieu à la Madeleine. « Jeudi 7 décembre. Carl, chauffeur et garde du corps de Johnny, en me raccompagnant à mon taxi à la sortie de la résidence des Hallyday, m’avait promis de me rappeler. Rien. Des rumeurs de médias me rapportent un projet d’enterrement à Notre-Dame de Paris, puis à la Madeleine. Ce samedi. Je me décide à l’appeler : propos confus et un peu contradictoires, gênés, dont il ressort que le corps serait enlevé et déposé aux aurores au mont Valérien… Et un enterrement samedi » , semble-t-il déplorer dans son ouvrage. La femme du Taulier s’est donc passé de son aide. Sans même le prévenir.