Décès d’Annie Cordy: des obsèques en plein air et en chansons ce samedi, plusieurs personnalités attendues (Mise à jour)

Les obsèques d’Annie Cordy seront célébrées ce samedi 12 septembre à Cannes, dans les Alpes-Maritimes, au cimetière Abadie, un lieu paisible au milieu de la nature.

D’après nos confrères de France Bleu, la cérémonie sera à l’image de l’artiste, qui aimait la scène, le public et la fête. « C’est pour cette raison que les obsèques auront lieu en public, en extérieure avec musique et chansons reprises en cœur », détaille le média français.

Une playlist concoctée par les proches de la chanteuse sera diffusée au cours de la cérémonie, qui devrait durer de 15 à 16h et sera retransmise en télévision sur France 3. Des discours sont également prévus. Si les mesures sanitaires (distance, port du masque…) seront bien évidemment en vigueur, le public est autorisé à participer à l’hommage.

Des célébrités sont d’ailleurs attendues pour l’occasion. France Bleu évoque notamment les présences de Frédéric François, Gérard Louvin, Michèle Torr ou encore Dave. Les frères Taloche et Virginie Hock devraient être aussi présents.

Après la cérémonie publique, la chanteuse sera inhumée dans le caveau familial.

Des nostalgiques déjà présents à Cannes depuis quelques jours

« A notre Tata Yoyo, on ne t’oubliera jamais »: quelques dizaines d’anonymes ont défilé à Cannes durant la semaine pour se recueillir auprès du cercueil de la chanteuse.

Une salle de la maison funéraire de l’Athénée à Cannes et un registre des condoléances étaient accessibles à tous jusqu’à hier/vendredi. Du rose, du blanc, du rouge, les premiers visiteurs sont venus avec des brassées de fleurs.

Un couple belge a épinglé « un grand merci à vous » à son bouquet. Pas de « truc en plume », ni de fantaisie sur le cercueil, rien ne rappelle les airs entraînants que la géniale show-girl a enchaîné pendant 70 ans, s’ingéniant à amuser un public populaire, des scènes de music-hall comme le Lido à Paris aux podiums d’Europe 1.

« On n’avait pas beaucoup de sorties, et les podiums d’Europe 1, c’était gratuit, je l’ai vue très souvent », se souvient Georges Guinamand, 70 ans, venu en voisin lui faire « un petit coucou ». « C’était de la variété facile, je n’ai jamais acheté de disque mais j’ai beaucoup de respect pour elle: c’était quelqu’un de chaleureux, sympathique, qui vivait pour ça, pour le public ».

Un portrait très sobre que l’artiste conservait dans son salon à Vallauris a été posé sur le cercueil. On la voit hilare sous ses mèches blondes, simplement vêtue d’une veste corail. Sur une autre photo, ses deux caniches, Fleecy et Fluffly, sont enroulés à son cou et un troisième portrait, façon de star de cinéma, rappelle l’impressionnante filmographie qu’elle laisse après son décès à 92 ans.

« Elle avait du panache (…) et toujours un sourire (…) J’ai été très triste quand j’ai su » pour sa mort, a confié Xavier Pierre, 52 ans, belge comme Annie Cordy, en regrettant que les plus jeunes générations ne la connaissent plus.

« Je m’attendais à voir plus de monde », s’est étonné Alain, 73 ans, un Parisien revenu exprès sur la Côte d’Azur où il passe les étés pour un dernier hommage.

« C’était une star et question scène, c’était la belle époque », soupirait de son côté Sylvianne Mansour, 67 ans, qui a chez elle toutes les opérettes où a tourné la chanteuse et comédienne: « Quand il y a rien de bien à la télé, je passe ça en boucle ».

Dans une corbeille, elle a déposé une enveloppe ornée d’un ange musicien où elle a écrit un mot pour la famille de celle qui, dit-elle, « était comme ma deuxième grand-mère ». « Mon fils se mettait à genoux devant la télé et pleurait de joie quand elle chantait ‘Frida oum papa’ et qu’il voyait ses deux nattes se soulever ».