Union socialiste des forces populaires : rétablir les faits pour dissiper le soupçon
Driss Lachguar, Premier secrétaire de l’USFP, a tenu des réunions avec les membres des Secrétariats nationaux des secteurs des ingénieurs et des pharmaciens ittiihadis. Ces réunions ont eu lieu samedi dernier au siège central du parti à Rabat.
A chaque moment de renforcement organisationnel de l’Union socialiste, des doutes refont surface. Souvent construits, rarement justifiés. Il ne s’agit plus simplement de critiques politiques, mais d’un soupçon permanent. Face à cette dérive, il est important de rétablir les faits.
**Le soupçon comme raccourci**
Les attaques contre l’Union socialiste ne relèvent pas d’un débat normal. Elles s’appuient sur des raccourcis : une situation isolée, une phrase sortie de son contexte, une interprétation partielle, le tout assemblé en un récit. Ce récit ne cherche pas à comprendre, mais à instiller le doute, à fragiliser la situation. Il véhicule l’idée que l’action partisane serait futile, que les organisations politiques seraient obsolètes, et que croire en elles conduirait à une impasse démocratique.
**Un climat qui abîme la politique**
Ce doute organisé s’inscrit dans un climat plus vaste : celui de la dévaluation de la politique, du dénigrement des partis historiques et de la médiation démocratique. La critique est souvent confondue avec le dénigrement, alimentant la méfiance et encourageant l’abstention. Ce terrain ne bénéficie que rarement aux citoyens, mais plutôt aux rapports de force bruts, à l’argent, à l’influence, et à l’absence de règles.
**Depuis le 11ᵉ Congrès national : un cap assumé**
Depuis le onzième Congrès national, l’Union socialiste a fait un choix clair : reconstruire, structurer et maintenir sa position dans un contexte peu favorable, caractérisé par la montée du populisme, le recul du débat et la pression des intérêts financiers. Le parti aurait pu céder à la dispersion, mais a choisi de rester cohérent. Sous la direction de Driss Lachguar, l’organisation a été consolidée, ses instances réactivées et la décision politique unifiée. Ce choix a un coût, mais il a également conduit à des résultats.
**Unité maintenue, présence assumée**
L’Union socialiste a su rester unie là où d’autres se sont fragmentés. Elle est demeurée présente au sein des institutions, tout en d’autres ont choisi de s’en éloigner. Le parti a assumé son rôle d’opposition, sans ostentation ni bruit. La durée et la constance sont des atouts précieux.
**Démocratie interne : des règles, pas des slogans**
La démocratie interne se mesure par des actions concrètes : congrès réguliers, respect des statuts, instances fonctionnelles et procédures claires. Le douzième Congrès national, précédé de congrès régionaux et provinciaux, a constitué une étape importante. Il a permis de relancer la structuration des instances, d’élargir la participation et d’intégrer de nouvelles compétences. Ce sont des faits, et non des éléments de langage.
**Une organisation en mouvement**
Le parti est actuellement en phase d’intensification : organisation régionale, structuration provinciale, activation des secteurs. Le Bureau politique et la Commission administrative nationale travaillent à la préparation des échéances de 2026 et 2027. L’objectif est clair : établir une opposition crédible et une alternative structurée.
**Le vrai débat**
La politique ne nécessite pas de procès permanents, mais des confrontations réelles, des projets clairs et des responsabilités assumées. L’Union socialiste n’a pas à prouver son existence ; elle doit construire une alternative démocratique et progressiste, car c’est là que se joue l’essentiel.
**Mohamed Assouali**
*Membre du Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires*
*Secrétaire provincial du parti à Tétouan*
**Réunion**
Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a tenu des réunions avec les membres des Secrétariats nationaux des secteurs des ingénieurs et des pharmaciens ittihadis. Ces réunions ont eu lieu samedi dernier au siège central du parti à Rabat.

