Relance : Ammor promeut son package devant les députés


Relance : Ammor promeut son package devant les députés

Effets de la pandémie, stratégie sectorielle, liaisons aériennes

Plusieurs thématiques et non des moindres seront abordées par les deux parties. Les parlementaires comptent ainsi interroger la ministre notamment sur les effets de la pandémie sur le secteur du tourisme.

Les regards se tournent vers le Parlement dans quelques jours. Et pour cause. La ministre du tourisme, Fatim-Zahra Ammor, va défendre son plan de relance devant les députés. La ministre sera entendue par la commission parlementaire permanente des secteurs productifs à la Chambre des représentants le 2 février prochain. Un ordre du jour assez chargé attend la responsable selon des sources parlementaires. Plusieurs thématiques et non des moindres seront abordées par les deux parties. Les parlementaires comptent ainsi interroger la ministre notamment sur les effets de la pandémie sur le secteur du tourisme.

La rencontre sera ainsi l’occasion pour la responsable d’exposer les dernières mesures annoncées par le gouvernement. En effet, le dispositif approuvé par le gouvernement porte sur un montant de 2 milliards de dirhams appuyant ainsi ce secteur vital pour l’économie nationale. «Cette décision fait suite à la réunion du vendredi 14 janvier, présidée par Aziz Akhannouch, chef du gouvernement, pendant laquelle Fatim-Zahra Ammor, ministre du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, a présenté le plan d’urgence du secteur, en présence de Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’économie et des finances, et Fouzi Lekjaa, ministre délégué au budget», avait indiqué le département du tourisme dans un communiqué.

Concrètement, cinq mesures phares seront mises en œuvre. Il s’agit du prolongement du versement de l’indemnité forfaitaire de 2.000 DH durant le premier trimestre 2022 pour l’ensemble des employés du secteur du tourisme, les transporteurs touristiques et les restaurants classés. Parmi les mesures on note également le report des charges dues à la CNSS pendant 6 mois pour ces mêmes employés. Il a été décidé aussi d’établir un moratoire relatif aux échéances bancaires sur une durée pouvant aller jusqu’à 1 an pour les hôteliers et les transporteurs touristiques. Les intérêts intercalaires seront pris en charge par l’État pour une période équivalente aux mois de non-activité en 2021, ainsi que le premier trimestre 2022. On relève aussi la prise en charge par l’État de la taxe professionnelle due par les hôteliers en 2020 et en 2021 ainsi que l’octroi d’une subvention de l’État au secteur de l’hôtellerie, pour un montant global de 1 milliard DH.

Une aide ayant pour objectif le soutien de l’effort d’investissement (entretien, rénovation, formation…) des hôtels souhaitant se préparer à un redémarrage rapide de l’activité dès la réouverture des frontières. Par ailleurs, la question des frontières ainsi que les liaisons aériennes seront probablement soulevées au cours de la rencontre. De nouvelles annonces ne sont pas écartées. Affaires à suivre.

Sauvetage

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Le plan de sauvetage annoncé par le gouvernement ces derniers jours intervient après plus de 22 mois de crise sanitaire. Les mesures de soutien contenues dans ce dispositif se veulent, selon la tutelle, un signal fort au secteur du tourisme. Il permettra ainsi la sauvegarde d’entreprises comme il évitera la destruction massive des emplois et préparera la relance du secteur.

«Ces mesures sont le fruit de plusieurs réunions préalables tenues entre la ministre de tutelle Fatim-Zahra Ammor et la Confédération nationale du tourisme (CNT), ainsi que de concertations entre le ministère de l’économie et des finances et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM)», apprend-on dans ce sens auprès des responsables.

Veille

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Le Comité régional de veille économique de Marrakech-Safi (CRVE-MS) vient de tenir sa onzième réunion de travail par visioconférence. Les participants ont notamment abordé la question de l’état des lieux et perspectives de la relance du secteur touristique.

Dans ce sens, Mouhsine Chafaï El Alaoui, délégué régional du tourisme, a recensé les mesures prises afin de remédier à la situation, lesquelles mesures visent le maintien des emplois et la préservation du tissu économique, la stimulation de la demande, l’accélération de la phase de redémarrage et la transformation structurelle du secteur.

Hamid Bentahar, président du CRT de Marrakech-Safi et du CNT, a, quant à lui, insisté sur la situation très difficile des opérateurs du secteur et de la nécessité d’accompagner tous ces professionnels à la hauteur des enjeux, tout en appelant à la réouverture des frontières, condition sine qua non pour une reprise.